Les jeux vidéo pour les nuls

Mesdames, messieurs. Je m’excuse de briser la trève hivernale à deux jours de Noël – et d’abandonner ma nouvelle partie de Xenoblade Chronicles premier du nom – pour réagir à un article partagé par une connaissance sur Twitter. En voici le lien : 

NON, le jeu vidéo ne façonne pas des terroristes 

 

Constat presque effarant un mois après les attentats du 13 Novembre dernier, il fallait, au nom de la bien pensante société, trouver un bouc émissaire pour satisfaire les ménages français. Cette excuse c’est les jeux vidéo, média propulsé depuis plusieurs années faisant du tort, selon les médias français, à la télévision et aux journaux. Parce que oui, cette boîte accrochée à votre télé est synonyme, pour nombreux scientifiques et intervenants en milieu éducatif, d’abomination du mal transformant nos petits anges en affreux démons. 

Soyons clairs : jouer à un jeu vidéo violent ne vous rend pas fou ni violent. Je ne doute pas, et je l’ai démontré ici même sur ce blog, que une prolongation ou obstination à jouer à uniquement des jeux hyper violents peut rendre agressifs et sujet à mener des actes violents. Mais c’est seulement un tout petit pourcentage de la population mondiale qui est sujette à cette problématique. Le reste du monde, lui, se porte bien. 

Le jeu vidéo, ce bouc émissaire parfait, cette institution qu’on aime démolir parce que facile à démonter : après tout, il suffit de faire un tour dans un magasin pour voir que les jeux violents sont nombreux. Trop nombreux peut-être. Violence qui n’aura qu’un impact zéro dans la tête du joueur. 

La violence ça existe depuis la nuit des temps 

 

Je ne suis pas sociologue au point de pouvoir bâtir une vraie étude sur la violence mais une chose est certaine : la violence, sous toutes ses formes, a toujours existé. On a aussi tué au nom de la religion et on avait pas besoin de jeux vidéo. Ce qui pousse les gens à agir, c’est une idéologie pour combattre. 

On ne peut pas lutter, malheureusement, contre l’effet pervers utilisé à travers les jeux vidéo. Certes, il y a toujours des dingues pour éditer des jeux vidéo sans morale mais ce n’est jamais ça qui poussera une personne à prendre une arme et à saccager un quartier. De même que ce n’est pas en jouant à un jeu vidéo qu’on va soudainement trouver cool de partir en Syrie pour s’essayer « In Real Life ». 

Pour revenir à l’article de Le Monde, ce qui m’a particulièrement perturbé, c’est le sens premier des mots de la journaliste. A savoir qu’effectivement, il y a un bien un contexte pour se taper dessus virtuellement mais que derrière il y a des thèmes forts, du simple fun à s’entretuer que à sauver des vies. Parce que, soyons honnêtes, on ne sauvera pas autant qu’on peut sauver dans un jeu vidéo. 

Je fais appel à toi, ô Education Numérique 

 

Ce qui m’a également perturbé dans cet article, c’est le détachement de la journaliste à évoquer les jeux de son enfant – désormais adulte. Mais, dites-moi, Madame, comment voulez-vous condamner quelque chose que vous avez, à ce qu’on voit, laisser faire dans votre propre maison ? 

Il est très délicat, à mon sens, de faire un amalgame sur le terrorisme en ressortant simplement des jeux des tiroirs de la chambre de votre fils. C’est très facile, dites-moi. Trop facile. Quand on a pas essayé, du moins dans sa propre maison, de mettre au point des arguments développés pour les autres, il n’y a, à mon sens, aucune raison de légitimer un amalgame aussi fort. 

Que on laisse un jeune enfant jouer à un jeu vidéo violent, c’est effectivement mauvais. Mais tout dépend ce qu’il y fait. Ecraser des piétons et brûler des voitures dans GTA c’est usual business. Qu’il se balade dans un monde ouvert pour le fun aussi. Mais là, ça serait aussi prendre un bouc émissaire facile à démonter. 

Alors, parents, ne vous laisser pas embominer par les médias. Jouez, partagez avec vos enfants des expériences vidéoludiques et apprenez avec eux à décoder l’univers des jeux vidéo. Sans préjugés, sans amalgames. 

Les jeux vidéo pour les nuls

I’m born to be a superhero

Il fallait bien que je la place un jour celle-là.

Décidemment, l’actualité du blog s’offre un petit moment de gloire (ou pas, selon vous), puisque courant novembre je fus contacté par Starsystemf pour une interview. Au début, j’avoue avoir été un peu intimidée. C’est la première fois qu’on me demande pour une interview et je me demande bien de ce que je vais pouvoir raconter. Et c’est donc une interview spéciale Jeux Vidéo que ce jeune homme sympathique me demanda. Et comme j’étais un peu au taquet (et accessoirement encore au chômage !), je n’ai pas hésité une seule seconde ^^.Pour l’interview, vous pouvez la découvrir ci-dessous :

Vous pouvez retrouver Starsystemf sur son blog et twitter.

Sur-ce, il est temps pour moi de vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’années. Oui, je sais, je suis un peu en avance mais comme indiqué sur Twitter, désormais le blog reprendra que le 4 janvier 2016

Je vous laisse donc avec ma grosse lecture du moment. 

A l’année prochaine ! 

Amandine / Elesia 

 

I'm born to be a superhero

Classification des jeux vidéo : éclairage aux parents 2/2

La semaine dernière je vous ai laissé sur le manque de responsabilité des parents face à la classification des jeux vidéo. Et parce que il ne semble pas possible de responsabiliser face à un système souvent reconnu comme « ne servant pas à grand chose », recherchons ensemble des solutions pour que l’éducation aux jeux vidéo soit véritablement au service de la famille, et pas seulement une faille dans laquelle les enfants s’y retrouve. 

The Last Of Us, véritable claque vidéo-ludique, mais déconseillé aux moins de 18 ans.

The Last Of Us, véritable claque vidéo-ludique, mais déconseillé aux moins de 18 ans.

Il est tout d’abord essentiel de comprendre que le but d’une éducation au jeu vidéo n’est pas d’adopter une démarche par trop extrémiste : à savoir qu’il ne faut pas non plus opter pour une démarche diabolisant les jeux vidéo. Ce n’est pas le propos qui sera tenu dans ce billet. Ce qu’il faut, c’est un juste milieu, difficile à atteindre quand on est face à un média dont on ne connait pas toutes les facettes. C’est là où l’enjeu de s’intéresser aux jeux vidéo, même quand on est un novice devient une démarche incontournable.

Il permet, d’une part, de donner raison à une vraie responsabilisation en matière d’éducation numérique ; mais aussi d’éviter le choc d’être confronté à la réalité des jeux auquel son enfant joue. Très souvent, les parents n’ont jamais réellement conscience que le jeu est vraiment aussi violent qu’il est décrit. Mais plus généralement, le fait que le jeu vidéo reste du virtuel, le fait qu’il représente un motif d’exclusion sociale pour l’enfant lève souvent la barrière de l’achat. Et on se dit alors que la bataille pour empêcher la violence à la maison est définitivement perdue, d’autant plus qu’au delà du cercle familial, l’enfant sera confronté, tôt ou tard, à cette violence quand il jouera à ces fameux jeux vidéo chez les copains. 

Il est alors essentiel, à ce moment-là, d’engager un dialogue : de voir que si un enfant a un accès à des jeux violents, c’est aussi parce que le cercle familial joue lui aussi à ce type de jeux. En tant que parent joueur, ce billet sera aussi pour vous. Le recul nécessaire en tant que joueur revient aussi à délimiter notre rôle de parent dans notre activité de joueur. 

Il n’y a pas d’âge pour jouer, mais un jeu pour chaque âge

 

Ce slogan de PEGI était affiché sur les campagnes de sensibilisation et reflète bien l’idée de l’organisation en matière de classification. Mais dans la réalité, vous l’aurez bien compris, le respect des âges est depuis bien longtemps une utopie. Pour autant, est-il possible, en se basant sur ce système d’âge, de faire le bon choix ? 

Il faut savoir que le site officiel de PEGI n’est pas très instructif en matière d’explication quand au choix de telle ou telle classification. Du moins quand je vois le descriptif de la classification -16, j’ai un peu du mal à voir, quand certains titres comme Final Fantasy XIII sont noté aussi durement. Jugez-vous même : 

PEGI 16
Cette classification s’applique lorsque la représentation de la violence (ou d’un contact sexuel) atteint un niveau semblable à celui que l’on retrouverait dans la réalité. Les jeunes gens de cette classe d’âge doivent également être en mesure de gérer un langage grossier plus extrême, le concept de l’utilisation de tabac et de drogues, et la représentation d’activités criminelles.

PEGI Info.

Certes, les jeux sont de plus en plus réalistes et sont capable de montrer des situations de plus en plus durs, émotionnellement parlant. Je pense à Brothers – a tale of two sons – dont le -16 est justifié par l’ambiance morbide qui se dégage du jeu. Mais pour d’autres titres, le choix d’une classification aussi élevé reste discutable. Mais loin de condamner un système qui permet, sur bien des points, de donner un jugement fiable, nous adressons surtout le constat suivant : à savoir que chaque jeu a besoin d’être testé par des adultes pour savoir si le contenu est adapté ou non à l’enfant. 

Et c’est pareil pour n’importe quel jeu, peu importe son contenu et sa violence. Sans être un joueur de jeu vidéo, il est important de comprendre que chaque jeu possède des niveaux de violence différents, une perception de la réalité et des contenus plus ou moins adéquats. Ce n’est pas la soluton de fermer les yeux en se disant « ce n’est que du virtuel. » Ce recul d’adulte ne peut pas être celui d’un enfant ou d’un jeune adolescent qui se construit.

L’accompagnement, même en tant que non-joueur se doit d’être complémentaire à l’envie de l’enfant de jouer à un jeu vidéo. De cette manière, la stigmatisation de la violence des jeux vidéo ou de son imagerie d’enfants disparait. Tout en se positionnant comme adulte, c’est aussi la possibilité de mettre des barrières, sans que ce soit vécu comme une forme de réclusion sociale pour l’enfant. Et c’est aussi pour cela que les formes d’interdiction sont aussi mal vécues pour ces jeunes : comment un parent qui ne s’intéresse pas à leur loisir peut leur interdire un jeu qu’il ne connaisse pas ? Et dans le cas inverse, comment peut-il lui laisser jouer à un jeu hyper violent ? 

La série Assassin's Creed, malgré sa violence, elle propose un voyage sans pareil dans les époques lointaines

La série Assassin’s Creed, malgré sa violence, elle propose un voyage sans pareil dans les époques lointaines

Parent et joueur : quelle posture ?

 

Les générations de parents qui ont été / sont des joueurs de jeux vidéo sont aujourd’hui au coeur d’un véritable enjeu de l’éducation numérique. Plus que la génération précédente, ils connaissent les outils du numérique, leur utilisation et leur finalité. Dans le cas du jeu vidéo, ils ont été acteurs de la violence, de parents parfois dépassés ou à l’inverse opposés au jeu vidéo. Et puis, en tant que joueur, on a un recul que personne n’a : le véritable impact d’une exposition à la violence. 

Mais c’est justement cette particularité qui rend parfois imperméable l’impression qu’un enfant peut souffrir face à une violence que l’on trouve quelconque. Certains parents n’hésitent pas à jouer à des jeux hyper violents devant leurs enfants, voire même de les inviter de jouer avec eux. Si encore il y a une forme de pédagogie de transmettre à l’enfant les tenants et aboutissements de cette violence, il en ai moins quand il n’y a aucune explication. 

Il y aussi cette tendance, assez curieuse mais finalement logique, où l’on va, par rapport à son propre passé de joueur et le laxisme de ses parents, de vouloir inverser la tendance. Parce qu’on aurait aimé, à cette époque, d’être suivi par ses parents lorsqu’on jouait à un jeu vidéo très violent. Le parent-joueur n’est donc pas toujours aussi terrible qu’on le suppose. Et il est vrai qu’en tant que joueur de jeu vidéo, on va parfois mettre des barrières envers les plus jeunes. 

Le recul est donc nécessaire, à savoir qu’on est capable, par son passif de joueur, de déterminer réellement la portée de la violence d’un jeu vidéo plus que quiconque. En cela, le parent-joueur peut aborder la violence d’un jeu vidéo de manière beaucoup plus éducative ; en demandant à son enfant comment il perçoit la violence d’un jeu et de donner aussi son avis. Parce que l’on peut aussi, en tant qu’adulte, être choqué par la violence d’un jeu vidéo. Dans cette mesure, l’accompagnement sur des jeux vidéo violents permet de ne pas exclure son enfant d’une réalité sociale – les fameux copains de la cour de récré – tout en donnant des règles et des explications. 

Conclusion 

Notre dossier en deux parties s’achève. Il n’est pas aisé de répondre aux interrogations des parents sur l’achat de jeux vidéo à leurs enfants. C’est donc à vous, lecteurs, de venir partager vos expériences pour améliorer l’expérience vidéo-ludique auprès de ceux qui ont besoin d’informations. A l’approche des fêtes, si vous n’avez toujours pas fait votre choix, ne foncez pas tête baissée dans les prix de vente de magasins : même dans les catalogues pour enfants on retrouve des offres de consoles de jeu avec des jeux inadaptés pour les plus jeunes. 

En référenciel, vous pouvez toujours vous rapprocher du site officiel de PEGI et de sa page de recherche d’un jeu. La classification y est donné pour chaque jeu. Il existe aussi l’organisation Pedagojeux.fr qui offre un portail d’information sur le jeu vidéo. Il existe aussi de nombreux sites d’informations consacré aux jeux vidéo. Le site jeuxvideo.com a même signé un dossier sur la classification PEGI. Mais surtout : 

N’hésitez pas aussi à jouer avec vos enfants, à s’intéresser aux jeux qu’ils aiment. Ne les laissez pas seuls face à des contenus qu’ils ne comprendront pas. Comme pour un film ou un livre, le jeu vidéo déploit de nombreuses facultés pédagogiques. Ainsi l’accompagnement est essentiel en matière d’éducation vidéoludique. Sans ça, les jeunes sont confrontés à une violence qu’ils ne comprennent pas toujours. En y apportant des réponses et un suivi, on évite l’étonnement et l’incompréhension face à des contenus choquants. 

Classification des jeux vidéo : éclairage aux parents 1/2

Classification des jeux vidéo : éclairage aux parents 1/2

Noël approche à grand pas, dans moins de trois semaines. Pour ceux qui n’auraient pas encore fait leurs achats, notamment vous, les parents, il est temps de vous poser devant votre écran, avec votre café et lire ce qui suit. Aujourd’hui, on va faire ce que les magasins de jeux vidéo devraient faire : à savoir d’envoyer des publicités commerciales adaptées aux âges. Parce que voir Call of Duty dans la liste des incontournables de la section enfants, il y a de quoi se taper la tête contre un mur. 

Alors, déjà, PEGI, c’est quoi ? Une organisation européenne crée conjointement avec les pouvoirs publics et les éditeurs de jeux vidéo et de consoles dans l’optique d’apporter une réglementation définie en matière de protection de l’enfance. En effet, tous les jeux ne sont pas destiné à votre petit chérubin. La moyenne d’âge du joueur de jeu vidéo tournant autour de 30 ans, on se retrouve avec un nombre assez conséquent de titres pour les adultes. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus de jeux pour les enfants ; simplement que l’image du jeu vidéo a profondément évolué au fil des années. Passé d’un loisir pour gosses dans les années 80 à un loisir de masse auquel toute la famille est impliquée. 

PEGi n’est donc pas, de très loin, un organisme de censure bête et méchant comme aiment bien le penser les petits chérubins qui ne comprennent pas qu’on leur interdise de jouer à GTA V. Pourtant, en Allemagne, où PEGI n’officie pas, les jeux les plus violents et immoraux sont censurés voire même interdits. Une situation que l’industrie du jeu vidéo veut éviter à tout prix, quitte à parfois s’auto-censurer. Mais c’est surtout d’un point de vue plus juridique que l’institution existe : les associations de protection de l’enfance pointent très souvent du doigt la violence des jeux vidéo et aimeraient bien pourrir certains éditeurs devant les tribunaux. Avec PEGI, les éditeurs sont protégés puisque si jamais la famille d’un enfant venait à dénoncer la violence d’un jeu hyper violent, le constat serait : « oui mais c’est un jeu interdit aux moins de 18 ans. »

Pourquoi PEGI n’est pas respecté ?

 

La réalité autour de ce système, c’est que s’il existe juridiquement parlant et qu’il constitue un socle décisif d’un point de vue commercial (les vendeurs refusent de vendre des jeux qui n’ont pas la classfication PEGI), le respect de la classification relève d’un non-dit. Déjà parce que l’interdiction n’a pas de valeur ; sinon faire intervenir une certaine déontologie. Mais dans les faits, les vendeurs n’ont aucun scrupule à vendre un jeu -18 à un enfant. Souvent, parce que il est accompagné d’un adulte. Mais aussi parce que cette interdiction devrait alors s’appliquer pour les autres sigles. Or, il est un peu idiot de vouloir interdire à un enfant de 10 ans la vente d’un jeu -12. 

Plus généralement, le fait que le système fonctionne très mal, c’est que les parents ne semblent pas vraiment être courants de l’existence de cette organisation, ni même alerté par le fait qu’il y a des jeux vraiment très violents. La vidéo qui suit, réalisée par Gameblog lors d’un salon de jeu vidéo, donne une réalité assez destabilisante de la non-efficacité du barème de classification : 

On aurait aimer que ce soit une blague. Mais non.

Pourtant, dès son lancement en 2003, les campagnes de communication sont nombreuses. Mais le constat reste un peu le même : le système d’âge n’est qu’une indication sommaire qui ne fait ni chaud, ni froid pour les parents. Pourtant, l’âge indiqué est sur la première de couverture de la boîte de jeu. Difficile donc d’y passer à côté. Mais comme toujours, le fait que ce ne soit qu’une « indication » et non pas une vraie « interdiction », couplé à l’argument ultime du « c’est que du virtuel« , les parents sont le plus souvent désarçonnés par le comportement à adopter. Etre responsable et interdire le jeu à son enfant ? Ou fermer les yeux ? 

S’intéresser au jeu vidéo : la solution ?

 

Si les générations plus récentes de parents ont été baignées dans le jeu vidéo, pour les plus anciennes, difficile de comprendre un média qui subit depuis longtemps une stigmatisation paradoxale : d’un côté, le jeu vidéo garde son image de distraction enfantine et de l’autre, les faits divers concernant les jeux vidéo ultra-violents font l’amalgame d’une violence constante. Difficile de constuire alors une communication adaptée face à un média aussi malmené. 

La solution est pourtant assez simple mais sous couverte d’un rejet de responsabilité : s’intéressr au jeux vidéo. Parce que oui, en tant que parent, on a le devoir de s’intéresser à son enfant, de savoir ce qu’il aime, à quoi il joue et ses aspirations. En matière de jeu vidéo, il est important d’accompagner son enfant dans ces mondes virtuels. Face à un média dont on ne connait rien, cette approche est pourtant essentiel pour comprendre ce qui intéresse son enfant et pourquoi il tient tant à jouer. 

Il est trop facile de ne pas s’y intéressr – parce que ça nous intéresse pas – et de laisser son enfant face à des contenus non adaptés qui ont besoin d’un éclairage d’un adulte. A savoir que n’importe quel jeu à une portée ludique, il faut juste utiliser les bons outils pour faire du jeu vidéo un processus éducatif bénéfique pour tout le monde. Il est aussi important de s’intéresser aux aspirations de son enfant, souvent amenés par celles de ses copains. Si sur les cours de récré, tout le monde parle de GTA V et que votre enfant a lui aussi envie d’y jouer, pour ne pas être exclu, il est important d’engager un dialogue avant de céder ou non à cette aspiration. 

Parce que le choix d’acheter un jeu vidéo sans connaître son contenu, sans savoir de quoi ça parle, relève d’un manque de responsabilité. On ne veut pas que son enfant soit exclu de cette fameuse cour de récré où tout le monde joue au même jeu, mais on ne fait que donner raison à l’impression que le système de classification n’a aucun sens. Et pour vous, parents, cela ne fait que renforcer le fait que vous laissez au jeu vidéo le rôle de baby-sister sans se soucier que même si le jeu vidéo est virtuel, la classification est bien là pour donner raison à une chose = on ne regarde pas n’importe quoi à n’importe quel âge.