Otome Time ! Asaki, Yumemishi

Mes deux premières éditions consacrées aux otomes games ne faisaient pas tellement place à la réjouissance vu que j’avais surtout évoqué les travers et les quelques dérives du genre (à savoir que ça partait souvent dans le viol). Mais au final, pour en parler de ces jeux et savoir les décrypter, il faut y avoir jouer. Et avoir aimé ça, sinon c’est un peu du masochisme. Pour cela, je vais aussi vous parler de mon otome game préféré : Asaki, Yumemishi. 

Otome Time ! Asaki, Yumemishi

Rêves et folkhore japonais

Réalisé et édité par MIO, une entreprise de visual novel, le jeu est est d’abord sorti sur PC en 2008 avant d’être porté sur PSP en 2011. Une suite est sortie en 2012 ainsi qu’un fan-disc en 2013. Pour finir, en 2015 est sorti une sorte spin-off avec de nouveaux protagonistes. Alors certes, comparé à des succès comme Hakuouki ou Uta no prince-sama, la liste fait vache maigre. Mais on ne peut pas reprocher à MIO de soigner sa série et d’exploiter l’univers du folklore japonais au travers de ses légendes.

L’histoire est celle de Saya, une lycéenne lambda qui a la particularité d’être issue d’une famille d’exorcistes. Durant ses vacances, elle se voit confier une mission d’enquête dans le village d’Inasago où des ayakashi (créatures surnaturelles issues de la culture japonaise) hostiles sévissent. Accompagnée de Gio, un ayakashi avec qui Saya s’est lié d’amitié, ils décident tous les deux de comprendre les mystères autour du village et de ses alentours. 

Le point de départ de l’histoire semble plutôt classique même si évidemment le synopsis nous dit pas tout puisque de nombreux mystères sont peu à peu dévolés au fur et à mesure que l’histoire progresse ; d’une route à une autre. Cependant s’il y a bien une chose qui fait plaisir c’est que les scénaristes n’ont pas oublié le scénario durant les routes ; seuls les actions de Saya et le personnage choisi modifiant le déroulement. 

Otome Time ! Asaki, Yumemishi

Un otome classique mais bien écrit 

 

Asaki, Yumemishi est un visual novel classique : on avance en répondant à des choix plus ou moins cruciaux. On est cependant invité à se déplacer sur une carte du village et de ses alentours pour taper la causette avec les personnages (et conquérir leur coeur). Plus tard dans le jeu, on débloque la possibilité de se déplacer la nuit…à vos risques et périls. Le jeu n’épargne en effet pas notre héroïne qui peut se faire tuer à tout moment par des ayakashi loin d’être vos alliés – du moins au début – ou tout simplement par l’élu de son coeur. Ce dernier aussi peut succomber si on fait de mauvais choix. Autant vous dire que sauvegarder sera votre plus précieux geste même si avec les solutions sur Internet, vous vous en sortirez sans trop de mal. 

Passons aux personnages. On a 7 personnages à draguer (et un huitième dans la version PSP) + plusieurs autres fins à débloquer, notamment une avec un trio d’ayakashi avec qui Saya va finir par lier une profonde amitié. Au final on a une douzaine de protagonistes gravissant autour de l’héroîne, tous ayant un rôle plus ou moins important dans l’histoire. Le scénario se rejoint pour chaque personnage, seul les affrontements et leur issue changent à chaque fois. Je vous l’accorde c’est un peu redondant sur le principe mais chaque personnage est suffisamment différent pour que les routes ne perdent pas trop en intérêt. 

Les interractions entre chaque personnage sont finement interprêtées. Si Rin, l’informateur qui nous a contacté pour l’enquête se révèle plus que taquin envers les autres protagonistes, Koku joue lui les mamans de service en sermonnant Shu ou Gio sur leurs actions alors que Takatora se refuse à se lier avec les ayakashis qu’il considère comme des monstres à abattre alors que ceux-ci l’ont sauvé de la mort. Ajoutons cela à la menace de ayakashis hostiles, les relations entre les protagonistes sont loin d’être aussi joyeuses, contrairement à ce que le début présage. Saya fait également des rêves étranges et semble mystérieusement liée à l’ayakashi Aya. Tout ce petit monde-là essaie donc de déméler les intrigues tout en apprenant un peu plus sur leurs ennemis, notamment Ichito (qui fait office de méchant donc).

Gio, l'un des personnages principaux

Gio, l’un des personnages principaux

Sortir des clichés

Concernant les personnages, ils sont introduits naturellement dans le scénario sans cette impression désagréable de les voir tous débarqués de la planète Mars pour remplir le quota de bisho. Aussi, la majorité des protagonistes sont familiers de Saya et on évite ainsi l’impression de les voir éprouver soudainement de l’affection de manière pas toujours subtil. D’autant plus que dans ce type de jeu, le temps est souvent très court entre le moment où notre potiche rencontre ses prétendants et le fait qu’ils se mettent soudainement en couple, on évite également les phases de mélo dramatique nécessaire pour appréhender le personnage. 

Il est également temps de vous dire à quel point j’ai de l’affection pour Gio, l’ayakashi qui accompagne Saya dès le début de l’aventure. J’ai totalement craqué pour sa personnalité qui oscille entre l’attitude d’un jeune enfant mais aussi celle d’un être quasi intemporel. Il faut dire, il est agé d’une soixainte d’années et /spoil[a passé une partie de sa vie enfermé par son précédent maître qui le considérait comme un monstre ]spoil/. On est donc loin du personnage mis là pour le quota de shota puisque le scénario déconstruit petit à petit la personnalité de Gio pour en faire un parfait petit ange gardien <3 

Cependant, le travail des personnages est parfois inégal et on évite pas quelques clichés comme Takatora qui joue dans la course des « emo-chiant » même si son background et ses raisons sont un peu plus louables qu’à l’habitude /spoil[ Il court après l’assassin de son frère qui, étant un yokai puissant, a également pris posession du corps de ce dernier]spoil/. Pour le reste, on peut même finir dans les bras du psychopathe de service : Ichito. Tout ce beau monde gravite autour de Saya mais pas toujours pour son bien : il est en effet possible de mourir et même tuée par l’élu de son coeur. La dualité entre le monde des ayakashi et celui des humains est plutôt bien retranscrit de ce côté-là puisque en dehors de Gio et Koku, les ayakashi se montrent souvent hostiles à notre héroïne. 

La carte, cette traitresse.

La carte, cette traitresse.

Conclusion

Asaki, Yumemishi est clairement mon otome game préféré, celui sur lequel je reviens le plus de part son ambiance mélancolique, ses personnages étranges et aux backgrounds fouillés. Le jeu est aussi servi par des graphismes somptueux et une bande sonore magnifique. On en regrette presque de ne pas avoir vu une quelconque adaptation animée de ce chef d’oeuvre. Mais au bout du compte, je risquerai de déplorer le massacre des personnages – surtout Gio en fait. 

3 réflexions sur « Otome Time ! Asaki, Yumemishi »

  1. Bonjour je vois souvent dans mes stat le nom de ton blog et vu que je suis curieuse j’ai cliqué sr le lien et j’aime beaucoup tes critique en ce moment je lis bloody kiss c’est une première d’habitude je n’aime pas lire les mangas mais la j’aime bien 😀
    En tout cas je m’abonne …♥♥♥kiss

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