Vampires diaboliques et divagations japoniaises

Décembre 2013. Je viens de héroïquement finir le visionnage d’un anime marquant, non par pour ses qualités scénaristiques, ses personnages et son univers. Marquant plutôt par sa supercherie et le fait qu’encore une fois, les otomes games adaptés en animes sont systématiquement des navets – à deux/trois exceptions près. Bref, aujourd’hui on reparle des otomes games et d’un en particulier : Diabolik Lovers

Mince, qu'ils sont moches.

Mince, qu’ils sont moches.

Diabolik Lovers est un otome game développé par Rejet et édité par Idea Factory. Ces derniers ne vous sont sûrement pas étrangers si peu vous vous êtes intéressés à certains de leurs titres adaptés en anime. Hakuouki Shinsengumi Kitan ça vous parle ? Ah bah c’est eux. C’est encore eux qui ont édité Brothers Conflict. Mais si, vous savez, le jeu – et l’anime – où l’héroïne possède un animal de compagnie psychopathe qui vous donne envie de transformer tous les écureuils du monde en civet. C’est eux aussi qui ont bossé sur Hiiro No Kakera et Amnesia, deux jeux apparemment vraiment bien mais complètement loupé lors du passage en anime. Enfin pour le premier, je me suis quand même endormi dessus. 

Diabolik Lovers n’est qu’un jeu de plus, du moins c’est ce qu’on pense de loin, quand on voit le nombre de bouses misérables qu’Idea Factory tente de vendre. Oui je sais, je ne suis pas très sympa avec ce studio, mais j’ai un peu de mal à les considérer en bien quand je les vois sortir une vingtaine de titres par an, tous aussi pauvres les uns que les autres et sans saveurs. Je préfère MIO, société qui ne fait pas 50 jeux dans l’année mais qui a le mérite de proposer des softs de qualité. Bon c’est aussi que c’est eux qui ont fait mon otome game préféré : Asaki, Yumemishi

Avant de regarder l’anime de Diabolik Lovers, je ne savais pas que ce jeu existait. Il faisait juste partie de la liste interminables de jeux édités par Idea Factory. Et puis l’anime commença à faire parler de lui : un format court, une héroïne aussi amorphe qu’une serpillère, des vampires qui se servent d’elle comme garde-manger et beaucoup de sang à l’écran. Woo. Allons voir ça alors.

« Je suis une serpillère, je suis une serpillère »

 

Sur mon ancien blog je m’étais fais démonté par des fans d’otomes games en critiquant ouvertement l’anime et particulièrement son héroïne. Je ne vais pas changer mon idée concernant Yui, la fameuse attardée mentale à qui on devrait s’identifier. Oui, parce que je vous rappelle que dans les otomes games, si les héroïnes ont un cerveau de molusque, c’est pour que les joueuses puissent s’identifier plus facilement à elles et se mettre dans leur peau. Et le second degré alors ? Parce qu’il en a ? Détrompez-vous : Diabolik Lovers est tout ce qu’il y a de plus sérieux au monde. On est au Japon et vu le succès phénoménal du jeu et de ses suites, aucun doute là-dessus : Yui, l’héroïne est une serpillère et un casse-dalle sur pattes. Les deux. 

Là où d’autres auraient fui cette maison de malheur et ses monstres qui la peuple, elle continue de rester sans jamais chercher à se défendre, ni même à contrer les actions des vampires. Des bishonen vampires me dit-on. Tout est une question de goût puisqu’il faut apprécier le chara-design assez particulier de ceux-ci. Mais plus que ça, c’est bien la première fois qu’un otome game possède autant de personnages flippants : on a toujours un ténébreux ou un méchant dans le casting : Par exemple, dans Asaki, Yumemishi, il est possible de finir avec Ichito, l’antagoniste du jeu. Mais là, tout le monde fait figure d’antagoniste tant chacun n’a de but de sucer le sang de notre pauvre héroïne. Et même si il y a une sombre histoire derrière cet acharnement, il faudra quand même s’en remettre au jeu : l’anime de ce côté-là foire totalement son sujet.

C’est vrai que dans le cas d’Hakuouki, on avait tous déploré l’orientation historique de la seconde saison, faisant perdre l’intérêt premier du jeu : nous montrer une bande de bishonen gravitant autour d’une serpillère fille. Diabolik Lovers, dans son adaptation, souffre évidemment de son format (épisode de 15 minutes) mais aussi peut-être d’un scénario assez confus. Il faut dire, en majorité dans les otomes games, les scénarios sont rarement très développés. On est avant tout là pour faire fantasmer de jeunes filles fascinées ici-là par de sombres bishos qui ne cherchent qu’à vous vider le sang – avec le bruit de suçons – tout en vous traitant parfois assez…heu, vulgairement. 

On vous menace, mais c'est pas grave. C'est ça l'amour !

On vous menace, mais c’est pas grave. C’est ça l’amour !

L’amour façon Diabolik Lovers

 

Au Japon, la vision de l’amour et de la sexualité en général n’est pas belle à voir. Même si on met souvent cela sous le compte des fantasmes inavoués, j’ai souvent l’impression que cette vision cauchemardesque des relations sentimentales était surtout un moyen de voir ce qu’on aimerait pas subir. Or, dans la vie, on aime bien les belles histoires et les relations amoureuses qui font pleurer des litres de larmes. Mais pas au Japon. 

Il faut également savoir que Diabolik Lovers est déconseillé aux moins de 17 ans au Japon. C’est pas moi qui le dit, c’est le CERO, l’équivalent du PEGI chez les nippons. Parce que effectivement le jeu est plutot trash dans son genre : beaucoup de sang et des relations amoureuses plutôt malsaines. Pris au 100ème degré le jeu devient tout de suite bien plus potable parce que sinon il faut s’accrocher à apprécier des personnages qui traite l’héroïne comme une merde. Et je suis pleinement consciente que pour certain(e)s ce type de jeu / série peut plaire car c’est très différent des otomes games habituels. 

J’avais aussi dit, sur mon autre blog, que Diabolik Lovers reprenait les codes des otomes érotiques, les otoges. C’est vrai que pour avoir fait le premier jeu, on retrouve beaucoup de similitudes avec les otomes games pour femmes adultes. Après si j’ai souvent trouvé les otoges mauvais – à deux/trois exceptions près – les mêmes critiques sont à formulés pour Diabolik Lovers. A savoir que ce côté trash, bien mis en avant par la campagne de promotion du jeu, ne le sauve clairement pas d’être un navet.

Vampires diaboliques et divagations japoniaises

Enfin un navet qui cartonne. Il faut bien se le dire, Diabolik Lovers est suffisamment populaire pour se donner la possibilité d’être adapter en anime. Si la première saison laissait perplexe, l’arrivée de la seconde pose la question du succès surtout que le format est le même. Et pourtant, je dois bien admettre qu’après la première saison, je me suis littéralement jeter sur le jeu. Pas parce que j’avais aimé l’anime, mais simplement que le parti-pris trash était « intéressant ». Après, je ne vous cache pas que le jeu n’est pas aussi palpitant de à quoi je m’attendais et que je n’ai pas trouvé les réponses aux questions que je me posais à la fin de l’anime.

C’est ce que je trouve au final assez dommage : on a un plot intéressant, des personnages aux comportements déroutants et un scénario complètement détruit par des incohérences et une structure narrative ne pouvant pas débloquer la situation. Le problème, malheureusement, de nombreux jeux de drague. Comme l’objectif est de faire évoluer chaque protagoniste pour lui donner son « heure de gloire », on abandonne assez vite les péripéties pour se concentrer sur la romance. Les suites sorties depuis en jeu ne font que rajouter de nouveaux personnages à l’harem. 

Alors, Diabolik Lovers vaut-il le coup ? Le jeu probablement, l’anime beaucoup moins. 

[Intermède] Je n’ai pas pu m’en empêcher….

Avouez-le vous en avez sûrement marre que je parle autant d’otomes games. Eh bien figurez-vous que j’ai contaminé même Pop Fixion avec ces japoniaiseries. Pour vous habitués cet article ne vous apprendra plus de choses, j’ai juste condensé en un énorme pavé tout ce qui est à savoir sur cette industrie.

Bonne lecture et n’hésitez pas à participer sur le site ! 

Eroge Time ! Fate/stay night

Après les hentai et les otomes games, il manquait plus que la catégorie Eroge. Pour le coup on parlera surtout des jeux qui ont le mérite d’être intéressant en dehors de leur caractère pornographique. Je le précise quand même puisque pour les horreurs, on s’attachera à en parler dans un autre cadre. 

Donc aujourd’hui, l’article va se porter sur un sujet dont on a déjà un peu parlé : Fate/stay night. Je vous avais déjà fait tout un article sur Type-Moon et à quel point j’adore leur univers. Mais ce dont je n’ai pas parlé, c’est ma rencontre avec ce jeu. Et les conséquences. 

Eroge Time ! Fate/stay night

Etre fan une catastrophe magnifique, c’est savoir que l’on fonce dans un mur sans s’arrêter

 

Ma rencontre avec Fate/stay Night remonte en 2006, lors de la diffusion de l’anime. A l’époque j’étais dans une période « fan des manga et des animes » avec tout un côté kikoo Japan bien prononcé. Ne mentez pas, vous avez tous connu ça une fois dans votre vie. Mais heureusement ça passe. BREF. J’avais adoré l’anime à l’époque. Faut dire, même si avec du recul on se rend compte qu’il n’est pas aussi génial, il restait une porte d’entrée dans l’univers de Type-Moon. J’avais 15 ans et forcément tous les animes mettant en scène des adolescents me faisaient rêver. Celui-là n’a pas échappé à cette règle : voir des adolescents confrontés à une guerre du Graal en invoquant des esprits héroïques, c’était la classe. 

Et forcément, quand on a adoré une série, on cherche à se renseigner sur le sujet. Et là j’apprends, au détour de forums, que c’est l’adaptation d’un jeu vidéo de type Visual Novel. Mais, quécessa ? Cependant à l’époque, je laisse tomber vu que le jeu n’est alors dispo qu’en langue japonaise même si une traduction anglais est en cours. J’attendrai. 2 ans. 2 années où j’ai vu autre chose même si j’ai commencé à remplir ma chambre de posters. Enfin, joie, un beau jour, la traduction anglaise est finie, je peux enfin m’atteler à jouer au jeu. 

Pour autant, je suis un peu freiné par le contenu sexuel présent dans le jeu. Eh oui j’apprends au passage que c’est un jeu déconseillé aux moins de 18 ans. J’en ai 17 quand je me lance dans l’aventure, pas de quoi m’affoler. Mais quand même ! En deux ans j’ai appris que les Eroges, comme on appelle ces jeux, sont des jeux où les scènes pornographiques sont souvent nombreuses et pas super consentantes. Joie de nouveau. Mais les premières critiques de Fate/stay night sont plutôt excellentes et de l’avis de tous, c’est plutôt léger concernant les scènes de sexe. Je m’y lance alors. 

LA MEGA CLAQUE.

Le prologue de 3h et cet opening firent l’effet d’une bombe. Je n’avais jamais vu ça. Les circonstances étaient cependant favorables puisque c’était mon tout premier Visual Novel. Donc forcément, à moins de détester la lecture, il est un peu difficile de dire « non c’est tout pourri ». A ce moment là, avec cet opening, je suis définitivement tombée amoureuse de Fate/stay night.  

Le début des japoniaiseries 

 

Avec Fate/stay night j’ai découvert tout un pan de la culture japonaise que j’ignorais totalement. Il faut dire qu’en plus d’être un marché de niche, les visual novels ne sont pas ce qu’on peut appeler des jeux hyper accessibles : à moins d’avoir une traduction anglaise, la majorité reste méconnus. Mais il faut se le dire, de plus en plus de jeux sont désormais traduits en anglais par des fans et de plus en plus de gens se mettent aussi à faire des visual novels. Pour plusieurs raisons : 

La première, et pas des moindres, c’est que les jeux ont le mérite d’être bien plus complets que n’importe quelle adaptation. Dans le cas de Fate/stay night, le joueur a face à lui trois scénarios totalement différents. L’adaptation animée de 2006 n’a adapté que le premier scénario et l’anime d’Ufotable le second scénario. Il reste que le troisième encore totalement inédit. 

Deuxièmement, les coquinous savent très bien que les adaptations animées d’Eroges sont toujours amputées des scènes de sexe. Donc pour les plus pervers d’entre nous, l’intérêt de faire le support original, c’est de voir toutes les héroïnes passer à la casseroles. Bon dans le cas de Fate/stay night, on peut dire que le jeu est un assez mauvais Eroge : il y a peu de scènes de sexe et celles-ci sont finalement assez moyennes. Jouer à Fate/stay night pour le cul c’est un peu idiot étant donné que ces scènes n’arrivent qu’après une vingtaine d’heures de jeu. 

Enfin dernièrement : jouer aux supports originaux permet de s’imprégner réellement de l’ambiance sonore et graphique là où les adaptations n’hésitent pas à tout refaire à leur sauce. Parfois, comme dans l’adaptation de Clannad, les musiques sont reprises mais très souvent on profite de l’adaptation pour offrir de nouvelles compositions. 

Fate/stay night fut une révélation et le début de ma découverte des visual novels. Beaucoup conseillent à ceux qui veulent en découvrir de commencer par des oeuvres courtes. Dans mon cas, cette aventure de presque 80h fut une incroyable expérience vidéoludique. J’avais aussi pu profiter du patch des voix de la version PS2, rendant l’immersion encore plus exceptionnelle. Parce que oui, le jeu n’était à l’origine pas doublé et Type-Moon semble être totalement réticent à cette pratique.   

Oui je fais ma crâneuse en montrant mon superbe exemplaire de la version PS2.

Oui je fais ma crâneuse en montrant mon superbe exemplaire de la version PS2.

Un chef d’oeuvre du genre qui s’émancipe des codes 

 

Pour beaucoup Fate/stay night est un chef d’oeuvre. Il faut dire que l’univers et les différents scénarios du jeu rendent l’expérience assez exceptionnelle puisque la durée de vie reste une des plus importante qui soit en matière de visual novel. Chaque scénario possède sa propre avancée et sa propre héroïne, pour ne pas changer des galges classiques. Sauf qu’au lieu de nous montrer simplement le héros qui saute la nana sous fond d’affrontements, chaque « route » suit un prolongement et une évolution unique. 

La précédente oeuvre de Type-Moon réussissait à casser les codes à l’époque en faisant des routes un prolongement du scénario sur le long : à savoir que chaque route apportait des informations de plus en plus importantes sur le background et le personnage principal. Pour Fate/stay night, la même chose fut appliquée : un premier scénario plutôt simpliste dans son approche et progressivement le jeu casse le caractère de son héros pour en faire un parfait anti-héros durant la dernière route où il n’hésite pas à détruire le monde pour sauver la femme qu’il aime. 

Techniquement le jeu est une grosse baffe, comparé à nombre de productions vendues. Je ne suis pas non plus une spécialiste de la programmation mais il n’était pas évident de retranscrire les batailles menées par les protagonistes d’un point de vue graphique. Autant en faire un anime, diront nombre d’entre-vous. Pour autant, le travail d’arrière-plan et les effets graphiques et sonores restent encore aujourd’hui au-dessus de ce qu’on trouve en matière de production de visual novels. 

Alors on me dira que c’est facile de placer le jeu sur un piedestal quand on sait que Type-Moon est aujourd’hui pété de tunes et peut donc se permettre n’importe quoi. Sauf que Fate/stay night est leur premier travail pro. Et qu’ils ont enchainé sur un fan-disc, Fate/hollow ataraxia qui réussi le pari d’être tout aussi long que son ainé et de posséder des mini-jeux hyper addictifs. Et puis bon, c’est grâce à ce jeu que j’ai appris à jouer au jeu de cartes Hanafuda. 

Le point érotique

 

Alors le jeu bénéficie cependant d’un trait qui donnerait le dégoût (ou l’envie, c »est à vous de voir !) de jouer à Fate/stay night : Les scènes de sexe. Difficile de passer à côté ou du moins si, on s’en passerait bien tant le jeu de Type-Moon est un très mauvais Eroge. On ne joue pas à Fate/stay night pour ses scènes chaudes. Mais vraiment pas. Autant aller sur une galerie de dessins pornographiques et de se délecter des-dits images plutôt que d’attendre 30h de jeu pour voir enfin les fameuses scènes. Qui n’apportent résolument pas grand chose et qui n’avaient qu’un seul but : vendre le jeu. 

La réalité du marché des visual novels s’est donc appliqué à Type-Moon qui avait absolument besoin de vendre pour rentrer dans leurs frais. Réalité qui fait un peu mal à entendre surtout lorsque des artistes cherchent à percer dans ce milieu et veulent vivre de leur passion. Concernant Fate/stay night, Type-Moon ayant fait de ces scènes des éléments assez dispensables – et faciles à retirer – le jeu est finalement l’un des Eroges les plus accessibles.

Pourtant il y avait de quoi s’amuser avec le postulat de base : à savoir que le prana passe aussi par une relation sexuelle. Mais rassurez-vous (ou pas), les fans se sont empressés de faire vivre toutes les attrocités possibles aux héroïnes dans des dojins. 

Eroge Time ! Fate/stay night

Conclusion

 

Fate/stay night fut mon premier visual novel et mon premier Eroge. Curieusement, j’en garde une expérience quasi-unique et qui me marque encore aujourd’hui. Je parlais d’un coup de foudre à l’époque où j’ai joué au jeu en 2008, et bien sachez que 8 ans après, il reste. C’est totalement inexplicable mais en jouant à la suite de Fate/stay night, Fate/hollow ataraxia l’an dernier, j’ai ressenti une joie immense à retrouver les personnages et l’univers. De même que je n’ai pas hésité à vider mon compte en banque pour me procurer les jeux et artbooks autour du jeu mais aussi des autres oeuvres de Type-Moon comme Mahou Tsukai no Yoru dont je possède l’original sur PC. 

Alors certes, avec les adaptations animés du jeu dont la dernière par Ufotable, l’intérêt de jouer à Fate/stay night est moindre même si je continue de pousser les gens à découvrir le support original. C’est assez bête mais pour moi les adaptations, même très réussies, ne réussissent pas à retranscrire l’exactitude de l’ambiance. 

L’Eroge Time se termine donc, la prochaine fois on parlera d’un jeu au genre hybride : un visual novel T-RPG. Oui c’est aussi possible de mélanger les genres et de porter des éléments RPG ou de jeux de baston tout en gardant une structure narrative proche du VN. Le sujet du prochain Eroge Time sera Tears to Tiara

[ Intermède ] Bonjour, je viens livrer votre préavis de mort.

Bonjour à tous et à toutes ! 

Vous commencez à avoir l’habitude – ou pas – mais pour cette fin de semaine je livre mon article chez Pop Fixion.

Cette fois-ci je vous parle d’Ikigami, manga découvert où je travaille et que j’ai lu sur les conseils de ma directrice.

Bonne lecture !