Je ne suis pas lolicon, mais un féministe !

L’ONU ayant décidé de s’attaquer aux eroges et plus généralement à l’industrie du sexe au Japon où les animaux sont mieux traités que les femmes (c’est cadeau ) et où surtout le corps parfait selon l’homme japonais moyen est celui d’une adolescence de 13 ans. Le ton est donné et après vous avoir expliqué le problème culturel entre le Japon et NOUS (oui je parle de l’Occident en général), il est temps de ne plus être choqué ni même blasé. Les Japonais ont un gros soucis. 

[NdlR : L’article a été partiellement écrit bien avant la publication du rapport de l’ONU, preuve qu’ils ne sont pas les seuls à alerter sur le sujet. ]

S’il y a bien une chose particulièrement génante avec le Hentai, c’est qu’on a souvent l’impression de regarder quelque chose d’illégal et malsain. Et en effet, le lolicon est interdit par la loi française depuis 2013. Et c’est quoi alors ça ? Le lolicon désigne généralement les oeuvres qui mettent en scène des jeunes filles très jeunes, du moins en apparence. Les standards de la pornographie en matière d’image de la femme tendent souvent à renforcer l’appellation de Lolita Complex. Le sexe imberbe est souvent l’imagerie de la jeune fille pas encore adulte et est devenu un code social dans le milieu pornographique et s’est répandu comme une norme au fil du temps dans les moeurs sociales. 

Alors bon, si dans la réalité, le milieu pornographique est très fermement réglementé – la pédopornographie, même dans un cadre fictif est interdite par les lois internationales ; ce n’est pas le cas quand on rentre dans un milieu basé sur l’imaginaire et la possibilité de tout faire, même l’impossible. En réalité, les lois sur la pédopornographie ont une portée quasi internationales tant les droits de l’enfant représentent le volet le plus combatif en matière de droit. Plus que celui de la femme en fait. Mais dans le milieu virtuel la frontière est floue et très subjective : comment prouver que la nana est bien une petite fille et non pas une adulte quand le descriptif du jeu déclare que tous les protagonistes sont âgés de 18 ans ? Bon il y a quelques signes plus ou moins visibles pour savoir si oui ou non l’éditeur se fout carrément de la gueule du monde. Mais généralement, les éditeurs sont rarement inquiété sur le sujet et donc les jeux pédopornographiques continuent de proliférer à vitesse plus ou moins débordante…

Je ne suis pas lolicon, mais un féministe !

Bienvenue dans le magnifique monde des hentai. 

Au Japon, la réglementation internationale est assez difficile à appliquer, du fait que d’afficher des jeunes filles à peine ado est une source de fanservice et fantasme incommensurable. Et enlever ça à l’industrie japonaise serait le signe annonciateur d’une catastrophe pour un milieu économique qui ne connait pas la crise. Et d’ailleurs, les chiffres de la criminalité japonaise sont assez étranges en l’état : le taux de criminalité et de crimes sexuels seraient les plus bas au monde. Et forcément, on se demande comment cela fonctionne. On se demande si finalement toute cette industrie parfois franchement crade n’était pas un mal pour un bien. Il faut cependant relativiser l’envers de ces chiffres : à savoir que les personnes victimes de viol et d’agressions sexuelles sont très peu à porter plainte. Parce que, socialement parlant, il y a ce volte-face d’une société qui accuse aussi bien les femmes de se montrer si pulpeuses pour faire perdre la tête aux hommes. 

C’est en cela qu’il faut prendre les chiffres avec beaucoup de précautions et ne pas se voiler la face sur une industrie pornographique qui se sert – assez facilement – des statistiques pour se permettre un peu tout les méfaits. Et s’il n’y a rien de grave à oeuvrer dans le milieu porno, autant il est parfois très difficile de faire la part des choses. Ce regard extérieur prouve aussi que la part du culturel dans l’appréciation d’une culture est souvent le faible de l’argumentation. Parce que justement on ne connait pas. Et on ne veut pas savoir. 

Pour revenir à cette inconscience, même un gros éditeur comme Lilith s’est mis aux jeux vidéo lolicon en sortant en 2013 un jeu appelé Yuzuminatsu bien dégueulasse et qui donne envie de se taper la tête contre un mur. La société est déjà reconnue pour ses jeux crado à la limite du supportable notamment via sa saga Taimanin Asagi. A partir de là, si mêmes les grosses sociétés font du pédo-trash pour le blé, il est quasi impossible de stopper l’affaire tant l’empire financier des eroges est important. 

Je ne suis pas lolicon, mais un féministe !

Fantasme et limites d’un sujet 

 

Il est particulièrement logique que les japonais soient habitués à voir des gamines pré-pubères en images promotionnelles partout dans les rues d’Akihabara et qu’ils ne se soucient pas de la légalité de ces choses. Et c’est aussi logique que le rapport de l’ONU arrive finalement un jour sur la table des discussions tellement le phénomène est ancré sur le territoire japonais. D’ailleurs si Amazon a mis fin à la vente des eroges (mais pas des autres visual novels) il reste toujours très facile de s’en procurer : soit en passant par d’autres sites de vente en ligne soit en passant par l’éditeur-même (il faut juste savoir se débrouiller en japonais). Donc forcément le problème se pose d’autant plus que les deux choses dans lesquels tapent les eroges et les hentai sont : les sévices sexuelles à l’encontre des femmes ET des enfants. Oui les deux. Après comme on l’a dit, il est très compliqué de déterminer l’âge des nenettes dans un eroge ou un hentai tant le fantasme pré-pubère donne souvent aux femmes un physique de loli. Je pense à Clannad qui n’est pas un eroge mais qui donnent à voir des héroïnes qui ressemblent à des collègiennes. D’ailleurs, c’est une raison, pour certain(e)s de ne pas apprécier le jeu et l’anime à cause de cette caractéristique. 

Le phénomène inverse existe (malheureusement) aussi : à savoir que les jeux érotiques destinés aux femmes présentent souvent de jeunes hommes et les boy’s love (jeux montrant des relations sexuelles entre hommes) font rarement dans la finesse ; la preuve avec Enzai qui est d’ailleurs sorti sur le sol américain en 2006. Le shotacon vise probablement un public encore plus restrictif que le lolicon mais il y a quand même eu des animes, des manga et même des jeux autour. En fait, je me rappelle surtout de  Kawakaburi no Cherry un jeu avec un fantasme assez peu répandu (à mes yeux) : celle d’incarner un petit garçon dont la maman lui fait des choses…euh. Enfin voyez. 

Le truc c’est que ce genre d’exemples ne sont peut-être pas mainstream mais posent quand même des questions vis-à-vis de fantasmes relativement inavouables et assez tordus. Au delà même de la morale et de la représentation morale de la femme, on en vient à évoquer les sévices les plus tordus et les fantasmes égarés. A partir de là, pas étonnant qu’on est le bon sens de vouloir mettre le holà, au-delà même du fait qu’on parle de sexe. Parce que, soyons honnête, si on veut mettre au pilon l’industrie des eroges au Japon, il faudrait également remettre au cause toute l’industrie du sexe qui n’est pas à la base super hyper friendly avec les femmes.  

Je ne suis pas lolicon, mais un féministe !

Conclusion

Finalement il n’est pas aisé de critiquer un modèle de fantasme qui appartient seulement et uniquement à ceux que ça intéresse. Cependant, les débordements de certains titres et le fait que cela reste punissable par la loi internationale suffisent à se dire qu’on est loin d’une représentation de la culture du sexe bien saine. Il suffit d’aller sur The Visual Novel Database et faire quelques recherches sur les eroges et leurs caractéristiques pour trouver des tonnes et des tonnes de jeux plus cons les uns que les autres mais surtout dérangeants. Aussi, la détention d’images pédopornographiques est, selon la loi française passible d’une condamnation pénale. De quoi vous alerter sur les risques de trainer sur des sites louches. 

8 réflexions sur « Je ne suis pas lolicon, mais un féministe ! »

  1. Il y a des choses bien pire que le viol ou le lolicon dans les hentai croit moi ça ce n’est que la base de la partie visible de l’iceberg, si les péquenots de l’ONU se renseignaient mieux j’imagine même pas leurs réactions. De toute façons je pense que pour un organisme comme l’ONU il doit y avoir quand même plus important à régler dans le monde, que de vouloir forcer la censure dans un pays, surtout que je pensais que cette organisation était le défenseur de la démocratie, la liberté d’expression et tout le toutim, un peu ironique quand on y pense.
    Sérieux personnellement, le viol dans les henta je n’ai jamais vraiment apprécié, mais il ne faut pas non plus jugé bêtement sans savoir, bien que n’aimant pas particulièrement ce type de fantasme dans les hentaï, je doit admettre être tombé quelques fois (pas souvent) sur de très bonne histoire¨ avec même parfois des histoire où c’était l’homme la victime.
    Le hentaï c’est pas juste du viol barbare et des tentacules, mais aussi des histoires émoustillantes (bon ça vol pas haut mais certaines sont bonne, voir marrante), des putains d’artistes (franchement certains dessinateurs sont très doué et font des choses vraiment agréable à voir), mais c’est comme tout il faut savoir trier dans la pléthore de choses disponible.
    Je trouve ça franchement dommage que des sites comme Amazon suivent le pas (en se privant de bénéfices éventuel ce qui est un peu un comble pour un site de ce genre) et du force les gens à devoir aller sur des sites un plus plus louche voir se tourner vers la scène pirate (du coup pas de sous pour la boite qui a produit tel eroge, ou le dessinateur d’un hentaï)

  2. Merci pour ton commentaire 🙂

    Pour te répondre, il y a effectivement plus important que de se préoccuper des hentai et des eroge MAIS je pense qu’il est nécessaire aussi d’en parler. Ca fait des années que la pornographie vidéoludique est oubliée alors que c’est très accessible ; qu’on a des éditeurs comme MangaGamer qui en diffusent à l’international maintenant. J’avais juste déplorée que en matière d’éducation numérique on oubliait systématiquement ça et je suis plutôt contente de voir enfin une prise de conscience. Bon après tu as vu la réponse du Japon à cette polémique : ils s’en foutent XD

    Non parce que si l’exemple ne s’applique pas réellement en France, prenons l’exemple des Etats-Unis tient. Un ado de 12 ans peut très bien acheter un eroge sur un site. Il lui suffit juste de mentir sur son âge (alleeeez on l’a tous fait) et se procurer ces jeux-là. En plus comme c’est japoniais, les parents n’y verront que du jeu. Sisi.

    Donc comme produits y’a effectivement de belles choses; Y’a des eroges qui ont des dessins magnifiques et tout. De belles histoires aussi. Mais ça j’en parle sur le blog aussi 😀 Faut voir aussi le côté positif de cette culture…mais comme tu l’admets aussi y’a beaucoup de trucs à jeter aussi^^

  3. L’article est très bien construit, et bien que le titre puisse suggérer le contraire, tu es restée majoritairement objective. N’ayant pas (encore) lu tous tes articles traitant le sujet, je vais peut-être paraître redondant, mais tant pis. Même si tu ne le mentionnes pas toujours explicitement, tes articles dégagent une impression générale: s’attaquer à l’image de la femme et à la pédopornographie dans le milieu des eroge/hentai/autres (je vais résumer tout ça par le terme « 2d porn » ) japonais n’est pas chose facile.

    L’argument de la fiction qui est souvent utilisé, se retrouve être beaucoup plus puissant qu’on ne le croit quand on creuse un peu de ce côté là.
    Concernant les viols au Japon, je pense également -malgré les statistiques- que le 2d porn n’a pas particulièrement joué un rôle crucial dans l’affaiblissement de ce taux. Néanmoins, il est plus facile d’expliquer voire de prouver que le 2d porn, aussi immoral qu’il puisse être, a très peu de chance d’avoir des conséquences, dans le sens où il pousserait des personnes à passer à l’acte. Pourquoi ? Parce qu’il y a différentes échelles au sein de la fiction. La pornographie « classique » est fictive, car ce sont des acteurs qui tournent un film. Un hentai pourra être qualifié de plus « fictif » qu’un film porno, parce qu’au final, ce ne sont que des dessins. Mais plus encore, le 2d porn atteint un niveau de fiction encore plus élevé, dans le sens où celui-ci a largement tendance à mettre en scène des situations « absurdes ». Tentacules, monstres, robots, boobs taille XXXXXL… Dans un univers globalement peu crédible, le viol de la femme -par exemple- gagnera forcément moins en crédibilité, et aura donc beaucoup moins de chance d’avoir des conséquences tant la barrière entre réalité et fiction est épaisse. L’image de la femme dans le 2d porn japonais n’est clairement pas la cause du statut actuel de la femme au Japon, et réciproquement, le statut « médiocre » de la femme au Japon n’est certainement pas la cause de la présence d’un si grand nombre de viols de celles-ci dans le 2d porn. Malheureusement, la banalisation du viol est aussi bien un problème occidental. Remember les 1/4 de français qui pensent qu’un violeur est moins coupable si la femme portait une tenue « sexy ». Ou quand tu parleras de 2d porn japonais à un occidental qui n’en est pas fan du tout, des critiques des tentacules et du lolicon seront très rapidement faites tandis que le nombre important de viols souvent oublié. Le viol de la femme devient même un objet de fantasme pour la femme elle-même. La faute à quoi ? Les hypothèses sont multiples. En tout cas, je pense que la pornographie a son rôle à jouer là dedans: actes sexuels violents, femmes forcées et traitées comme des objets…Et non, je ne me contredis pas, car ici je fais référence exclusivement à tout ce qui n’est pas du 2d porn. Pornographie « classique » qui aujourd’hui est malheureusement de plus en plus considérée comme modèle et reproduite lors de vrais actes sexuels.

    Autre point que tu mentionnes dans l’introduction de ton article: « le corps parfait selon l’homme japonais moyen est celui d’une adolescence de 13 ans. ». Oui. Les japonais trouvent apparemment cela très mignon quand les femmes ont une apparence juvénile. Et réciproquement, les femmes japonaises apprécient également ce genre de caractéristiques physiques (dents écartées) qui leur donnent un côté enfantin. Néanmoins, je ne suis pas d’accord avec ton « Les Japonais ont un gros soucis. ». Parce que ce qui est dégoûtant et immoral, c’est de fantasmer sur des enfants de 13 ans, pas de trouver le CORPS d’un enfant de 13 ans parfait. Rien que l’idée d’imaginer un acte sexuel avec un enfant dégoûterait la quasi-totalité des japonais à mon avis. Le corps d’un enfant de 13 ans comme tu le mentionnes, est un critère de beauté. C’est tout. Oui, nous n’avons pas les mêmes critères de beauté en occident. Mais ce n’est pas une raison pour s’imaginer que les japonais fantasment sur des enfants en eux-mêmes, bien que leurs critères de beauté peuvent nous paraître étranges, je l’avoue…
    Et tout ça justement nous permet de répondre à une question: Pourquoi le lolicon ? Pourquoi tant de lolis ? Tout simplement -sans parler de leur sexualisation- parce que c’est mignon. Voilà pourquoi on a une invasion de lolis dans la japanimation. Et leur sexualisation a donné le lolicon. L’idée de base n’est quand même pas de faire du lolicon pour faire plaisir aux pédophiles, mais juste une sexualisation de la japanimation, dont les personnages tendent de plus en plus à être des lolis parce que « kawaiiiii desu ne ! ». C’est peut-être trop peu pour être considérée comme une preuve qu’ils ne fantasment pas sur de vrais enfants, mais les catégories de sites pornos les plus fréquentées par les japonais ne contiennent aucun mot clé du type « teen » ou autre connerie du genre. Pendant ce temps, le mot clé « teen » est le mot clé le plus utilisé par les allemand. Il fait partie des mots clés les plus utilisés pour la France. On dirait bien que les japonais ne sont pas les seuls à fantasmer sur les corps de jeunes filles. Puis quand on voit que des BDs à caractères pédopornographiques beaucoup plus explicites (ils essayent même pas de faire croire qu’ils ont 18 ans…) que le 2d porn jap peuvent être facilement obtenues en librairie ( coucou Les Melons de la Colère )… 🙂

    Bref, j’ai un peu joué l’avocat du diable, mais c’était vraiment pour mettre l’accent sur cette difficulté de « venir à bout » du lolicon et des scènes de viol récurrentes de la femme par exemple dans le 2d porn. Même si je ne suis pas dérangé que certains en consomment, j’avoue que je suis personnellement dégoûté par le lolicon (surtout quand ça atteint le niveau des eroge de ton article…j’y toucherai même pas avec des baguettes les yeux bandé…) et que les scènes de viol me font sentir mal pour le personnage féminin plus qu’autre chose. Après, je pense également que s’attaquer à changer l’industrie du porno « classique » serait plus pertinent que de s’attaquer au 2d porn.

    Bon, j’aurais pu écrire un article aussi finalement ! o/

  4. Merci pour ton commentaire très instructif !

    S’attaquer aux eroges et hentai n’est pas chose facile, il n’y a qu’à voir lorsque l’ONU s’en est mêlé : « oui mais non c’est fictif blablabla et puis on dénonce ça faut pas croire ! ». C’est surtout ça qui a tendance à me sidérer.

    Le fait que les hentai et eroges soient complètement fumés avec moultes actes sexuels dépravants n’enlèvent à rien à mon sens le propos même qui se cache derrière : c’est du viol. C’est effectivement beaucoup moins crédible que le porn traditionnel mais l’idée reste la même : faire infliger à des pauvres filles tout sorte de sévices.

    Concernant la pornographie en générale : ça été prouvée par pas mal de psychiatres bossant sur le sujet que la consommation massive de matériel pornographique entraine une déformation progressive des rapports homme/femme. J’avais lu des témoignages pour mon mémoire où certaines personnes étaient tellement devenues accro qu’elle en venait :
    – soit à commettre l’irréparable
    – soit à s’enfermer dans ce monde pornographique et ne plus savoir gérer leur sexualité.
    Pour les japonais je pencherai aussi beaucoup pour la seconde hypothèse plus que la banalisation du viol. Mais cependant je reste alerte sur cette fameuse histoire de statistique de viol : chez nous, ça a explosé il y a plusieurs années parce que les associations font en sorte que les victimes portent de plus en plus plainte.

    Pour le reste je suis globalement d’accord avec toi. D’ailleurs merci, tu creuses de nouvelles pistes à explorer pour le blog !

  5. Article intéressant, je m’interroge moi même pas mal sur le sujet à force de voir passer certains trucs sur Twitter ou encore à cause de la shitstorm récente au sujet de la « censure » de Fire Emblem Fates et la sortie de Dead or Alive Xtrem 3 Je pense qu’il serait intéressant d’analyser les arguments des « pour » qui sont plus ou moins pertinent.

    Tout d’abord, la question de la représentation purement fictive. En effet, si l’on criminalise ce genre d’image, qu’en est-il d’autres fantasmes comme le guro, ou de manière plus large la représentation de la violence voir du meurtre, dans certaines œuvres (question revenant régulièrement pour les JV). Se pose la question de la catharsis, certains arguant que c’est là la raison des faibles chiffres en matière de violence sexuelles, mais comme tu le soulève, il y a aussi la loi du silence. Pour revenir au premier argument, c’est celui qu’on a pas mal entendu autour de la question FE Fates. Bien sur, je fait un peu un grand écart car les contenus sont assez différents, mais les arguments peuvent être rapprochés. On se retrouve avec un cercle vicieux, en effet, si la représentation qui y est critiquée relève plus du symptôme d’une certaine éducation générale, ne risque t’il pas d’agir comme effet?

    Passons aux arguments plus douteux. Un que j’ai souvent vu revenir et qui m’énerve au plus au point est le « non mais c’est culturel! ». Certes, il faut contextualiser les différences culturel et ne pas avoir une vision nombriliste. Pour autant, cet argument est quand même très vague, du même niveau que le fameux « c’est la tradition », justifiant tout sorte de pratique comme l’excision, la peine de mort, la corrida (désolé à ceux que je peux choquer avec ce pêle-mêle), bref, pas très pertinent. Paradoxalement, ce sont les SJW qui se sont vu targuer d’ethnocentrisme avec ces histoire alors que c’est un de leur argument récurrent.

    J’ai un peu dérivé du sujet, mais je trouvais qu’un lien pouvait être fait entre les sujets, même si il est vrai que ce n’est pas des plus pertinent de mettre en parallèle ces 2 sujets, notamment vis à vis de la gravité du premier.

    Au plaisir de te relire sur le sujet.

  6. Je suis d’accord avec toi sur tous les points.

    Pour la loi du silence, évidemment je ne me base que sur du ressenti mais on sait que chez nous, les chiffres de la violence sexuelle ont explosé grâce au travail formidable des associations d’aide aux victimes. Et on en est encore très loin. Et c’est ça qui est assez intéressant car au Japon la sexualité fictive forme un pan entier de la culture japonaise mais celle-ci n’a aucun impact sur la population ? Beuh que si.

    Pour le reste, c’est pas tant la représentation de scènes hardcores qui soulève un problème mais le contexte dans lequel elles s’impliquent. Je viens tout juste de voir la polémique sur Fire Emblem Fates et effectivement ça pose problème parce qu’on extrapole forcément à des choses plus graves. Le héros qui drogue l’héroïne pour qu’elle puisse tomber amoureuse de lui, c’est un truc qui passe mal (même au Japon à ce que j’ai vu ?) parce que il y a tromperie sur la marchandise mais aussi parce que ça peut donner – dans l’esprit déluré de certains – l’idée qu’on peut forcer les choses.

    Bon après dans le cas de ce jeu je suis certaine que les développeurs ne sont pas allé aussi loin dans le contexte quand ils en ont eu l’idée.

    Pour l’argument de la culture, le Japon joue beaucoup dessus pour notamment créer des polémiques de censures là où il n’y en a pas. Ce qui me fait beaucoup rire c’est leur attitude de cacher à l’international le moindre truc qui pourrait leur revenir à la tronche alors qu’au final, ça ne ferait bouger personne. Par contre, ils râlent dès qu’on s’attaque à leur jeux pornographiques ^_^

  7. Alors mec. Saches que depuis la légalisation du lolicon au Japon, le taux de pédophilie, et même de viol en général, qui étaient déjà assez bah comparés aux notre, se voient encore baissés, et même de façon flagrante. Il a tout à fait un effet de catarsis. Ce qui te gêne là dedans, c’est que cela soit en désaccord avec la morale que d’admettre le bénéfice de cela dans la société. Les preuves s’offrent facilement à toi sans trop de recherches. Mais tu préfères faire l’autruche que de devoir t’incliner. C’est pathétique. Restes avec tes oeillères pour garder bonne conscience et une bonne image de toi-même, pensant combatre le mal. Tu me dégoutes.

    1. Alors Un : je ne suis pas un mec.
      De deux : Le lolicon n’a ABSOLUMENT PAS ETE LEGALISE. Si tu suivais un peu ce qui se passe au Japon c’est même l’inverse : la loi de 2015 a justement durci les peines pour détention d’images pédopornographiques. Et en vue des prochains Jeux Olympiques, le Japon fait ce qu’il peut pour effacer le maximum de preuves « accablantes ».
      Ensuite, c’est quoi tes preuves ? Ah oui c’est vrai, au Japon y’a des putains de wagons de métro UNIQUEMENT POUR LES FEMMES. Ah oui non ça veut rien dire ? Ben si ça veut dire qu’il y a un soucis si on ne peut pas se balader dans la rue ou prendre les transports en communs sans être victime d’agressions.
      Bref, faut savoir qu’au Japon les victimes ne portent pas plaintes pour violences sexuelles. Celles qui le font perdent leur boulot, la honte est sur leur famille et je parle même pas dans le cercle conjugal si ça arrivait. Donc c’est facile d’arriver à des chiffres très bas si les victimes ne peuvent pas porter plaintes à cause de « la morale ».

      Pour le lolicon, je suis désolée mais ça reste abjecte et vu les dégâts de la pornographie en général…

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