Otome Time ! Akazukin to Mayoi no Mori

Après vous avoir assommé avec Asaki, Yumemishi qui est, subjectivement, le meilleur otome game de tous les temps, il est temps de vous présenter le meilleur otoge auquel j’ai joué : Akazukin to Mayoi no Mori. Et ça sera un peu NSFW vu que c’est un jeu interdit aux moins de 18 ans. Mais c’est pas comme si vous étiez choqué n’est-ce pas ?

Otome Time ! Akazukin to Mayoi no Mori

Les contes de ta grand-mère versus Japon

 

Akazukin to Mayoi no Mori que l’on traduit en français par Le petit chaperon rouge et la forêt de l’oubli est un visual novel de la société Calameliatorte qui n’a fait que ça…en fait on y retrouve à la réalisation une partie du staff de Sugar Beans qui avait bossé en 2006 et 2008 sur deux jeux : Under the moon et Ijiwaru my master. Pour d’obscures raisons ils sont parti ailleurs et c’est en 2011 qu’ils ont sorti Akazukin to Mayoi no Mori. Le jeu fut pour moi mon premier otoge et j’avoue avoir été assez surprise, voire un peu choquée de découvrir que les femmes aussi avaient droit à des jeux érotiques. Et mon esprit doux et innocent n’était pas au bout de mes surprises. Mais au final, ce n’était pas si dramatique que ça. 

Le jeu raconte l’histoire de Tiana – le petit chaperon rouge de l’histoire – que sa belle-mère envoie dans les bois pour se débarasser de manière tout à fait subtil de cette progéniture indésirable. La marâtre, qui a trop lu les contes des frères Grimm, se dit que la gamine va forcément crever bouffer par un méchant loup. Effectivement, Tiana rencontre le Loup mais ce dernier n’a pas vraiment envie de la manger – du moins pas de cette manière – et décide de la prendre sous son aile dans dans l’optique de se la faire le moment venu. En réalité, le destin de Tiana est étrangement lié à la forêt comme le fait que chaque habitant ne peut prononcer son véritable nom sauf elle et que les rêves étranges de notre héroïne ne cessent de la tourmenter un peu plus. 

Le synopsis ne paie pas de mine alors qu’en réalité il est plus profond qu’il n’y parait notamment parce que chaque personnage est lié à l’intrigue d’une manière ou d’une autre. On regrettera peut-être juste le manque de personnages secondaires mais c’est pas comme si c’était très important (disons qu’après Asaki, Yumemishi et sa dizaine de personnages, ça fait bizarre de réduire de moitié les interactions) mais d’un autre côté on est dans une forêt…magique. Et en réalité, on apprend assez vite que les habitants sont tous morts, leurs fantômes continuant d’hanter la forêt. Au final, on a une explication assez logique au fait qu’il reste plus grand monde. 

Otome Time ! Akazukin to Mayoi no Mori

Tous les ingrédients pour faire un bon otoge 

 

Au niveau des personnages, on ne s’égare pas des sentiers battus mais le fait qu’ils soient tous liés à Tiana par le scénario leur donnent beaucoup d’intérêts et on se retrouve naturellement à complèter chaque route (la true ending du moins) pour avoir le fin mot de l’histoire. C’est un point positif car trop souvent on a un mal fou de complèter à 100% un jeu tellement les personnages sont blasants ou trop peu intéressants. La mention spéciale revient à Okami-san, le personnage beau, charmeur mais terriblement tragique par rapport à son background. Et le jeu réussit d’ailleurs à tordre le cou en faisant du Loup le personnage central du jeu comme héros pour nous mais un monstre pour les autres. 

Concernant les scènes de sexe (oui je sais, c’est que vous attendez tous !), eh bien…je suis partie sur les vraies fins qui sont surtout portées sur le scénario même si on a quand même droit à du sexe…mais pas tant que ça. Cela reste très spécial et on peut dire que la manière dont c’est écrit est pas super attractive tellement c’est mal fichu. Bref, j’ai souvent skippé, notamment dans les mauvaises fins qui poussent le caractère des personnages dans leurs derniers retranchements. Oui ils finissent tous un peu fou mais c’est surtout la situation qui amène cette folie surtout qu’une fois qu’on a fait la vraie fin de chaque personnage, on se rend compte qu’il en fallait de peu pour que ça finisse en catastrophe. D’ailleurs les mauvaises fins sont nombreuses, notamment dès le début de partie où le monde est détruit si on ne fait pas les bons choix en faveur des personnages. 

Mais frachement, le jeu ne serait pas un otoge, ça serait pareil. D’ailleurs, comme Under the moon, j’aurai bien aimé une version tous publics parce que le jeu le mérite vraiment. Et c’est d’ailleurs devenu un de mes moteurs de réflexion en jouant à un otoge : est-ce que le jeu est suffisamment intéressant pour être jouable sans les scènes chaudes ? Parce que en dehors de la true end et de happy end, les autres fins font place à tous les sévices habituels d’un bon eroge : viols, tortures, meurtres. Autant dire que ça interroge beaucoup sur la façon dont sont perçus ces scènes et surtout si elles sont aussi indispensables. Mais en réalité, les femmes aussi ont des fantasmes dingues qu’elles assument – parce que ce sont souvent des femmes derrière ce type de jeu – en mettant en scène les pires horreurs. 

Otome Time ! Akazukin to Mayoi no Mori

Conclusion 

On m’a posé la question sur Twitter : est-ce que Akazukin est un bon premier otoge ? Surement. Du moins, le fait qu’il y ait un scénario autour des personnages et que l’héroïne ne soit pas la pauvre cruche de service sortant de nul part confèrent au jeu un véritable intérêt, portée par de très beaux graphismes et de jolies musiques. Le jeu est vraiment soigné de bout en bout et c’est un vrai plaisir d’y jouer justement par ce soin apporté aux personnages et leur background. 

Et je vous laisse avec l’opening du jeu qui m’avait juste grave donné envie à l’époque d’y jouer !

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