Le fléau de la contrefaçon des goodies

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Meliodas et Elisabeth vous invite à la soirée spéciale contrefaçon au Boar Hat !

Bon certes, je suis loin d’être la toute première à parler de contrefaçons. De nombreuses personnes tentent, à leur façon, d’alerter les consommateurs sur ce fléau. Mais malheureusement, face à l’énorme rouleau compresseur qu’est la Chine, il est difficile de passer à côté. Alors, si vous n’avez toujours pas conscience du phénomène, cet article est fait pour vous !

La contrefaçon, c’est quoi ?

Il existe deux formes de contrefaçon :

  1. La reproduction et imitation de produits officiels en les faisant passer pour ou non.
  2. L’utilisation de licences/marques sans autorisation des ayants-droits.

Dans le premier cas, l’objectif est de truander l’acheteur en lui faisant croire qu’il fait une super bonne affaire. Et pour cela, c’est très simple, le prix indiqué sera très alléchant. Et autant pour les produits de luxe, il est très facile de reconnaître une contrefaçon, autant pour la japanim…

Dans le second cas, c’est tout simplement la production de produits non-officiels utilisant des licences très connues. C’est par exemple des sacs, porte-clés, porte-monnaies, posters etc vendus à prix bas. En convention, un peu près 80% des stands de fanzines et commerciaux vendent ce type de contrefaçon. Abawi, les stands créateurs ne demandent sûrement pas d’autorisations aux ayants-droits pour vendre des porte-clés One Piece.

Pourquoi la contrefaçon c’est mal

En achetant des produits contrefaits, l’argent que vous donnez n’est pas reversée aux éditeurs, producteurs, créateurs d’une licence/marque mais aux faussaires. En croyant soutenir une industrie, vous ne faites qu’alimenter un réseau de crime organisé. Dit comme ça, cela fait très peur mais c’est la réalité.

La japanimation a toujours été une industrie culturelle de luxe. Les faussaires ont très vite saisi l’importance d’une telle industrie sur des marchés sensibles à la culture japonaise, comme la France. En vendant des imitations de CD d’OST, de figurines, peluches et autres japoniaiseries, ils ont assez vite envahi les magasins spécialisés en japanimation, les conventions et aussi internet.

Il faut donc être conscient que peu importe les raisons – souvent financières – il n’y aucune raison pour acheter de la contrefaçon. Economisez plutôt votre argent pour vous offrir la figurine de votre personnage préféré plutôt que de mettre 20 balles dans une mocheté cosmique que vous rangerez vite dans un placard pour l’oublier.

Les produits touchés par la contrefaçon

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Cette peluche Mog est une officielle vendue sur le stand Square-Enix à Japan Expo. Pour 45euros.

Quasiment tous les types de goodies sont touchés par la contrefaçon, certains plus que d’autres. En premier lieu, ce sont les figurines. Ces pièces de collection destinées aux adultes sont vendus à des prix parfois très élevés (plusieurs centaines d’euros). Alors, évidemment, on se dit qu’une contrefaçon c’est finalement pas plus mal. Vous allez le regretter.

Parmi les autres victimes, on y trouve les disques d’OST d’animés et plus généralement de musique japonaise. Graver un CD ne coûte pratiquement rien et on sait bien que personne ne s’intéresse aux logos présents sur la jaquette. Après tout, dans le cas comme de l’autre, ça reste juste un disque de musique…

Concernant les peluches, les artbooks et le reste des goodies sujets à la contrefaçon, on y retrouve les mêmes tares : un prix bas, une qualité moindre. Mais là aussi, quand on voit que le prix parfois très élevé de certains produits, on se dit que ce n’est pas si grave d’acheter la même peluche à 20 euros contre 45 euros sur un stand/site officiel.

Reconnaître la contrefaçon

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Horreur trouvée sur Aliexpress. Il n’y a pas de mots pour décrire ce massacre.

En premier lieu, comme vous pouvez le constater juste au dessus de vous, il est assez simple de reconnaître une contrefaçon de figurines. Des visages moches, une peinture qui bave et l’impression d’avoir affaire à des affreux qui ne sont pas les personnages de la série qu’on affectionne. Et tout ça parce que vous avez préféré acheter moins cher votre figurine plutôt que d’y mettre le prix. Mais rassurez-vous, on apprend très vite de ses erreurs.

En premier lieu, ce qui doit vous alerter d’office, c’est le prix. Une figurine que vous trouvez pas à moins de 80euros sur tous les sites qui est – incroyable ! – à seulement 30 euros sur un site/stand/magasin.

Même en admettant que le-dit produit bénéfice d’une promo miraculeuse, il reste quand même le doute que le vendeur essaie de vous refourguer une contrefaçon. Il sait que les goodies, c’est cher. Et il sait aussi que vous, pauvre petit otaku, vous êtes pauvre. A partir de là vous pouvez vous dire que si une figurine est vendue à un prix très bas par rapport à son prix original, il y a forcément un petit problème.

Pour les OST, le problème est plus complexe. D’un côté, certaines éditions d’OST peuvent valoir jusqu’à une 50aine d’euros. Les prix ont cependant bien baissé grâce à l’édition européenne qui s’est démocratisée. Mais pas seulement. L’absence de logo de l’éditeur original et d’un remplacement sauvage par Miya Records, K-OCD, EverAnime ou autre noms étranges doivent tout de suite vous alerter.

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Bandai et Sunrise doivent être fiers de cette OST de Gundam Seed sans leurs logos.

Des problèmes de qualité

Si vous n’êtes toujours pas décidé à sacrifier un bras et une jambe pour l’achat de votre figurine, il est temps d’en venir aux vraies problèmes de l’achat d’une contrefaçon : sa qualité. Alors, avec le temps, les faussaires sont devenus de plus en plus expérimentés dans la fabrication de figurines. Le musée des horreurs est donc moins truffés d’abominations qu’auparavant. Ce sont plutôt des détails de fabrication qui vont vous alerter sur l’état réel de votre figurine.

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Allez, prenons donc la chibi Meliodas éditée par Banpresto. Première chose qui frappe l’oeil :

  1. la couleur du fourreau de son épée : verte pomme sur l’officielle, un marron jus de pruneau sur la version contrefaite.
  2. La veste/cardigan du héros est baveuse au niveau de la peinture, comme si elle était salie. Sur la version officielle, aucune trace (enfin une mini trace sur la mienne car Meliodas a fait un plongeon de 1m par la faute de ma mère xD).

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Pour la chibi Elisabeth de Banpresto, on y trouve moins à redire à part les peintures bien baveuses sur certains détails. Notamment la ceinture de sa jupe, complètement écrasée et avec des traces de noir sur la version contrefaite. On y trouve aussi des couleurs très ternes par rapport au noir de noir sur la version officielle.

Eviter les contrefaçons au quotidien

Si je vous ai montré des contrefaçons de la licence Seven Deadly Sins – Nanatsu no Taizai c’est parce que celle-ci est récente avec peu de goodies sortis. A l’inverse des P.O.P One Piece ou des figurines de Good Smile Compagny qui sont régulièrement contrefaites, on tient ici des produits encore peu touchés. Enfin, vu ce que je vous ai montré, on en trouve facilement. Sur Ebay mais surtout Aliexpress, le Amazon Chinois.

Retenez bien ce nom, car tout ce qui vendu en goodies sur ce site provient exclusivement de Chine. Rien que ça, vous devez fuir. Même si les prix sont incroyablement bas, c’est parce que ce n’est pas de l’officiel. Achetez uniquement à des japonais. Si vous voyez que le vendeur est domicilié en Chine, à Hong Kong, Taiwen ou n’importe quel pays d’Asie.

Ensuite, évitez d’acheter en conventions sur des stands de crapules. Privilégiez les stands éditeurs officiels. Faites attention aux revendeurs de goodies dans les magasins spécialisés en japanim. Certains vendent de la contrefaçon à leur insu (ou pas, c’est à vous de juger !). Il est donc préférable de passer par l’import japonais directement.

Il existe désormais des sites commerciaux japonais qui vendent à l’étranger. AmiAmi, CDJapan, HLJ, Rakuten, Nippon Yassan, Play-Asia mais aussi Amazon où de nombreux vendeurs japonais sont présents sur le Marketplace.

Un marché qui perdure et des solutions

Pour mieux vous guider dans l’achat de goodies, quelques liens utiles :

http://myfigurecollection.net

La cité des Nuages et son dossier sur la contrefaçon

Good Smile Compagny qui fait la même chose

Il ne me reste qu’une seule chose à vous dire : acheter bien ! Et n’hésitez pas à commenter l’article en parlant de vos erreurs de jeunesse, des trucs moisis que vous avez acheté à toutàdixballes.com ou en convention.