Une nouvelle année qui s’achève…

Au moment où vous lirez ces lignes, Noël sera déjà passé et il ne restera qu’à franchir la dernière ligne droite de l’année 2016.

Alors cette année 2016 ? Une belle année où j’ai fais pleins de choses intéressantes, eu un boulot super génial et surtout rencontré des personnes formidables. Concernant le blog, il a eu un belle activité fin 2015 et durant une partie de l’année 2016 avant de perdre en publications. Déjà parce que une grosse partie des articles avaient été écrits pendant ma période de chômage, j’avais donc plein de temps devant moi. Et puis, ensuite, j’ai trouvé un boulot et forcément moins de temps…

2016 ce fut aussi une année riche sur Twitter avec des copains formidables qui me suivent, commentent mes japoniaiseries et avec qui partager sa passion est un plaisir. D’ailleurs, un gros BIG UP au forum et site Legendra avec lesquels j’ai suivi la sortie du très attendu Final Fantasy XV mais aussi, en ces derniers jours de 2016, au jeu qui fait vibrer toute une communauté : NieR Automata.

Je dois vous avouez, la démo a déclenchée chez moi une grosse hype, encore pire que FFXV. Si bien que j’ai rompue avec ma raison en pré-commandant l’édition collector. Enfin c’est plus la fan de Drakengard qui parle en moi.

2016, ce fut surtout ma première Japan Expo du côté exposant avec l’AEUG, expérience chroniquée en ces lieux . A l’époque, la passion pour la japanim était au plus bas. Je dirais pas non plus que je l’ai retrouvée de manière intacte mais j’ai pu participer au délire sur Yuri On Ice chroniqué sur PopFixion.

J’en viens donc à une chose que vous avez probablement remarqué : si j’ai peu écrit sur le blog je me suis un peu plus investie pour le collectif PopFixion. Je dois vous avouer que écrire au sein d’une communauté sympathique, plein de délires de fou est bien plus intéressant. Vous pouvez d’ailleurs me retrouver de temps en temps sur les podcast du collectif.

L’année s’achève donc, en espérant que 2017 soit tout aussi formidable.

Bonnes fêtes de fin d’année et à l’année prochaine !

Quand Final Fantasy devient la saga de toute une vie

Avec la sortie de Final Fantasy XV, difficile pour moi de ne pas retracer le chemin parcouru par la saga, non pas d’un point de vue historique, mais personnel. Eh oui, mine de rien, Final Fantasy a marqué ma vie de joueuse, bien plus que n’importe quelle autre série.

L’histoire de ma vie de joueuse débuta en 1998 avec Final Fantasy VII. J’avais un peu plus de 7 ans et je découvrais depuis quelques mois seulement le monde magnifique du jeu vidéo. Le premier jeu qui me marqua à cette époque fut Tomb Raider, une véritable claque dans la tronche. Mais ma rencontre avec Final Fantasy VII fut tout autre. Ce n’est pas juste une petite claque mais un chamboulement total pour la petite fille que j’étais.

Un univers gigantesque, monde presque totalement ouvert et personnages hauts en couleur. Cloud devint un peu le grand amour de ma vie. Une expérience évidemment marqué par une histoire aux retournements de situation complètement dingues. Et si j’étais un peu jeune pour y jouer, sans forcément tout comprendre des tenants et aboutissements de l’histoire, force est de constater que les années ont continuées à m’offrir des heures de plaisir sur ce jeu, à le décortiquer, à le comprendre et voir perdurer un plaisir intact.

Final Fantasy VII fut une véritable claque et je mis des années à m’en remettre. Je poursuivis, à l’époque, l’aventure Final Fantasy avec FFIX mais le second chamboulement arriva deux ans après, sur la nouvelle console de Sony : la Playstation 2.

Final Fantasy X fut mon second choc avec la saga. Doté de graphismes époustouflants, notamment dès son introduction où Sin ravage la ville de Zanarkand, le jeu offre une aventure incroyable et une richesse d’univers jamais atteint dans la saga jusque là. Rarement un monde fut aussi magique et aussi travaillé que celui de Spira. Et je pèse mes mots. Mais là où Final Fantasy X se révèle exceptionnel c’est d’avoir su, à l’époque, prendre un risque énorme sur sa fin. Les larmes versées après des heures de jeu, portées par une musique magistrale, probablement l’une des OST les plus magistrales de toute la saga. Il faudra attendre Final Fantasy XV pour qu’une OST me fasse pleurer de nouveau.

Encore aujourd’hui, rien qu’à l’écoute de la musique de fin du jeu, j’ai les larmes qui montent aux yeux. Pourtant le jeu est loin d’être évidemment parfait et par la suite, la saga prit un tournant qui me fit perdre la magie entretenue au fond de moi. Il y eu d’abord cette suite abominable à FFX, appelé Final Fantasy X-2. Comme si le jeu avait besoin d’une suite, après cette fin mémorable. Mais voilà, le marketing s’empara de la série et elle fit des choix qui me poussèrent à s’y désintéresser.

En réalité, après Final Fantasy X, je profita du temps que mit à sortir Final Fantasy XII pour faire les anciens jeux de la saga, notamment Final Fantasy IV qui fut une franche réussite à mes yeux, l’un de mes opus préférés de la saga. Puis ensuite, je m’attela à celui qui était considéré comme le vilain petit canard de la famille : Final Fantasy VIII. 

Et je dois dire que j’ai bien fait d’avoir attendu plusieurs années avant de le faire celui-là. Déjà à cause des critiques misérables autour du jeu mais surtout pour son univers et son scénario de dingue qui m’a rappelé le pourquoi j’aimais Final Fantasy. Mais que surtout la saga était capable de développer des histoires fabuleuses aux lectures plus subtiles, comme ce fut le cas pour Final Fantasy VIII.

Entre temps, Final Fantasy XII sorti sur PS2 et malheureusement, même encore aujourd’hui, il reste un titre que je n’ai jamais fini. J’ai essayé un bon paquet de fois de reprendre le jeu et d’avancer dans l’univers Ivalice. La faute à un scénario trop lent à des personnages principaux trop peu charismatique, en particulier Vaan, le héros. Une vraie erreur de casting celui-là. Et à partir de là, ce fut la vraie descente aux enfers pour moi. Jusqu’en 2014.

Final Fantasy Type-0 fut la claque. La vraie. La même que j’eu en pleine tête avec Final Fantasy X, mais douze années plus tard. 12 années où j’ai mis la saga de côté, à apprécier les opus qui avaient bercé mon enfance et mon adolescence. Mais la magie n’avait pas complètement disparue, simplement enfouie quelque part dans mon coeur, attendant patiemment le jour où la saga me referait rêver.

Type-0, comme je l’ai expliqué dans cet article, est un jeu qui pioche autant dans le old-school que le renouveau pour servir un univers beaucoup plus mature et crédible. La guerre c’est moche et le jeu n’hésite pas à pousser son scénario aussi loin que possible en proposant une fin marquante. De nouveaux, j’ai eu les larmes aux yeux à finir un Final Fantasy et à ressentir que la saga avait encore de nombreuses choses à montrer.

Enfin, nous voilà en 2016 où l’engouement pour Final Fantasy est toujours présent en moi. Je ne suis plus la petite fille de 7 ans qui s’émerveillait, je suis désormais une adulte qui continue de croire à la magie. Final Fantasy XV divise mais l’expérience est celle que j’attendais avec de nouveau une destination qui mets une claque par sa prise de risque, une magie qui continue encore de perdurer.

Et voici que Square-Enix annonce prochainement un remake du jeu de mon enfance, Final Fantasy VII. Comme la douce impression que la saga n’a pas finie de quitter ma vie. Comme une évidence, après tant d’années. L’annonce d’un remake, à l’origine, ne me plaisait pas spécialement mais force est de constater que le trailer refit surgir tous mes souvenirs de mon enfance. La magie, dit-on souvent.  

Final Fantasy XV : destination finale chimérique

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Après dix années de galères, de promesses non tenues, d’être à la limite de l’annulation, la XVème pas du tout Fantasie Finale a finie par passer du rêve à la réalité. Une chimère qui ne laissera pas les joueurs intacts…

Genèse d’un projet trop ambitieux

 A l’origine, Final Fantasy XV n’en portait pas ce nom mais celui de Versus XIII et s’apparentait, tout du moins, comme un spin-off se déroulant dans l’univers crée pour l’occasion : Fabula Nova Crystallis avec en tête de proue Final Fantasy XIII. L’objectif de Square-Enix à cette époque est de révolutionner le genre en proposant un univers dépeint et écrit de différentes manières pour raconter, encore une fois, une histoire autour du Cristal cher à la saga.

Mais voilà, rien ne se passera comme prévu. En effet, le développement de Final Fantasy XIII débuté sur Playstation 2 prend du retard avec un nouveau moteur graphique qui pose problème et oblige l’équipe à porter le jeu sur la future console de Sony : la Playstation 3. Mais là encore, le jeu prend du retard et ne sortira dans nos contrées qu’en mars 2010.

Et Versus XIII dans tout ça ? Il se montre petit à petit, notamment en 2006 dans un trailer qui fait sensation :

Mais le jeu reste une chimère, seulement mis en scène dans des démos techniques bluffantes mettant en scène son potentiel protagoniste dont on ne connait pas encore le nom à l’époque. Et si les joueurs attendent impatiemment le projet – encore plus que FFXIII – celui continue d’être un mystère.

Versus XIII à Type-0, itinéraire d’un renouveau

Les années vont passées, écrémées de nouvelles démos techniques du projet chapeauté par Tetsuya Nomura. Ce dernier a des ambitions démesurées pour faire de Versus XIII un jeu unique par son ambiance, son gameplay et son histoire. En effet, très vite, Versus XIII se démarque par son style A-RPG peu caractéristique des Final Fantasy, empruntant bien plus à l’autre saga de Nomura : Kingdom Hearts. L’ambiance voulu par le staff est de faire un jeu plus noire, plus violent, chose que écartera Nomura au fil du temps.

Le développement du jeu restera longtemps au stade de projet avant de connaître son premier vrai jet en 2012 lorsque Hajime Tabata rejoint le projet comme co-directeur. Ce dernier vient de finir il y a quelques mois le jeu Final Fantasy Type-0 sur PSP qui a rencontré un fort succès. Mais pas que. Ce projet aussi fut un véritable calvaire pour Square-Enix. D’abord présenté comme Final Fantasy Agito XIII, Tabata repris le développement en main pour donner sa propre vision de l’univers Fabula Nova Crystallis.

En découlera un jeu à l’ambiance meurtrière, sanglante et guerrière très atypique pour un Final Fantasy, même comme spin-off. Tabata vise, derrière un management plus porté sur l’accomplissement des projets, de proposer des oeuvres qui marquent par leurs thèmes mais aussi leurs destinations. Type-0 est une oeuvre dure qui met un coup de poing dans la tronche.

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De Versus XIII à Final Fantasy XV, le pari de la numérotation

Pour autant, le développement de Versus XIII et l’implication de Tabata pousse très vite Square-Enix à envisager le projet comme un véritable Final Fantasy et non plus un spin-off. Après tout, le jeu prend enfin forme et les premiers trailers montrant le gameplay sont dévoilées en 2013 où il prend définitivement son nom de XVème Fantasie Finale

Difficile, à l’heure actuelle, de savoir si Square-Enix avait déjà entamé à l’époque la création d’un Final Fantasy XV mais une chose est sûre : Nomura voulait garder le jeu sous le nom de Versus pour qu’il ne soit pas soumis aux conditions d’un épisode numéroté aux ambitions trop risquées. Mais Square-Enix, en voyant le temps s’écouler depuis Final Fantasy XIII et constatant que le projet Fabula Nova Crystallis est devenu trop complexe à mettre en place, n’a peut-être voulu que s’émanciper de ce développement maudit.

Après tout, Square-Enix a besoin, émotionnellement parlant, de boucler le chapitre Versus et d’offrir aux joueurs de nouveaux horizons. Et surtout boucler un développement chaotique de dix années pour braver les concessions et offrir un jeu qui soit à la hauteur de ce qu’ils ont annoncé pendant toutes ces années. Voilà tel pari risqué la firme a pris, au delà même de proposer le jeu qui restera culte. Simplement en finir.

Qui est-tu, jeu maudit ?

Soyons honnête, Final Fantasy XV est une aventure qui se fracasse la tête la première par des choix qui divisent la communauté. Mais au fond, Tabata a réussi a proposer le jeu tel qu’il fut montré depuis dix années. Beaucoup s’en sont tenus à ces trailers et démos techniques bluffantes qui ne racontaient que du vent. Pendant de longues années, Noctis n’était qu’un inconnu que l’on voyait se battre avec des armes fantômes dans un monde futuriste. Il n’était pas encore roi. Sa destinée n’existait même pas.

Progressivement nous avons découvert un jeu qui se dévoilait au fil des années sans jamais dire ce qu’il était réellement. Comment alors juger les choix opérés par Tabata ? Parce que, au final, le jeu reprend ce que Versus XIII voulait nous montrer, maladroitement. Mais aussi parce que le projet n’a peut-être eu d’existence que sur le long terme, où chaque personnage fut ajouté comme une extension de l’univers. Pendant six années, on nous a servi du vent. Ne l’oubliez pas.

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Final Fantasy XV tient toutes ses promesses en soignant le voyage mais aussi sa destination. Même si le scénario est construit maladroitement, que le jeu s’offre des opportunités de développement via le trans-média parfois contestables, on est face à une oeuvre qui raconte une histoire et des personnages. Mieux que quiconque.

Le chemin et la destinée d’un roi et de ses sujets (spoils)

En effet, ce qui ressort de Final Fantasy XV est clairement le travail autour des personnages, de l’évolution de leurs relations et, probablement ce que le jeu a réussi de mieux, une véritable osmose entre les membres du groupe accompagnant Noctis. Le road trip, prétexte assez hasardeux pour la découverte du monde d’Eos permet de sceller le joueur à la destinée de nos héros.

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Parce que, là où le jeu prend un tournant presque inattendu, c’est dans sa capacité d’aller au bout de ce qu’il raconte. Là où certaines destinées sont soumis au happy ending pour ne froisser personne, Final Fantasy XV n’hésite pas à sacrifier son héros, non pour dramatiser l’histoire mais parce que c’est tout simplement la seule issue possible et crédible.

En fait, on se dit dès le départ qu’il y aura forcément une fin ouverte pour offrir à Final Fantasy XV une ouverture sur son exploitation future. Mais Hajime Tabata aime les fins qui marquent, qui sont cruelles avec ses héros. Celle de Final Fantasy Type-0 avait choqué par son dénouement tragique mais justifié. Il ne semble visiblement offrir aucun cadeau pour ce Final Fantasy dont il eu la charge.

C’est ce qui fait, à mes yeux, l’un des Final Fantasy les plus ambitieux sur le plan du scénario après Final Fantasy VIII et Final Fantasy X. Un Final Fantasy prêt à sacrifier son roi qui régna pendant dix longues années depuis ce trailer durant l’E3 2006 à la sortie du jeu, le 29 novembre 2016. Maintenant, Square-Enix peut souffler. Et Noctis reposer en paix.

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