Quand Final Fantasy devient la saga de toute une vie

Avec la sortie de Final Fantasy XV, difficile pour moi de ne pas retracer le chemin parcouru par la saga, non pas d’un point de vue historique, mais personnel. Eh oui, mine de rien, Final Fantasy a marqué ma vie de joueuse, bien plus que n’importe quelle autre série.

L’histoire de ma vie de joueuse débuta en 1998 avec Final Fantasy VII. J’avais un peu plus de 7 ans et je découvrais depuis quelques mois seulement le monde magnifique du jeu vidéo. Le premier jeu qui me marqua à cette époque fut Tomb Raider, une véritable claque dans la tronche. Mais ma rencontre avec Final Fantasy VII fut tout autre. Ce n’est pas juste une petite claque mais un chamboulement total pour la petite fille que j’étais.

Un univers gigantesque, monde presque totalement ouvert et personnages hauts en couleur. Cloud devint un peu le grand amour de ma vie. Une expérience évidemment marqué par une histoire aux retournements de situation complètement dingues. Et si j’étais un peu jeune pour y jouer, sans forcément tout comprendre des tenants et aboutissements de l’histoire, force est de constater que les années ont continuées à m’offrir des heures de plaisir sur ce jeu, à le décortiquer, à le comprendre et voir perdurer un plaisir intact.

Final Fantasy VII fut une véritable claque et je mis des années à m’en remettre. Je poursuivis, à l’époque, l’aventure Final Fantasy avec FFIX mais le second chamboulement arriva deux ans après, sur la nouvelle console de Sony : la Playstation 2.

Final Fantasy X fut mon second choc avec la saga. Doté de graphismes époustouflants, notamment dès son introduction où Sin ravage la ville de Zanarkand, le jeu offre une aventure incroyable et une richesse d’univers jamais atteint dans la saga jusque là. Rarement un monde fut aussi magique et aussi travaillé que celui de Spira. Et je pèse mes mots. Mais là où Final Fantasy X se révèle exceptionnel c’est d’avoir su, à l’époque, prendre un risque énorme sur sa fin. Les larmes versées après des heures de jeu, portées par une musique magistrale, probablement l’une des OST les plus magistrales de toute la saga. Il faudra attendre Final Fantasy XV pour qu’une OST me fasse pleurer de nouveau.

Encore aujourd’hui, rien qu’à l’écoute de la musique de fin du jeu, j’ai les larmes qui montent aux yeux. Pourtant le jeu est loin d’être évidemment parfait et par la suite, la saga prit un tournant qui me fit perdre la magie entretenue au fond de moi. Il y eu d’abord cette suite abominable à FFX, appelé Final Fantasy X-2. Comme si le jeu avait besoin d’une suite, après cette fin mémorable. Mais voilà, le marketing s’empara de la série et elle fit des choix qui me poussèrent à s’y désintéresser.

En réalité, après Final Fantasy X, je profita du temps que mit à sortir Final Fantasy XII pour faire les anciens jeux de la saga, notamment Final Fantasy IV qui fut une franche réussite à mes yeux, l’un de mes opus préférés de la saga. Puis ensuite, je m’attela à celui qui était considéré comme le vilain petit canard de la famille : Final Fantasy VIII. 

Et je dois dire que j’ai bien fait d’avoir attendu plusieurs années avant de le faire celui-là. Déjà à cause des critiques misérables autour du jeu mais surtout pour son univers et son scénario de dingue qui m’a rappelé le pourquoi j’aimais Final Fantasy. Mais que surtout la saga était capable de développer des histoires fabuleuses aux lectures plus subtiles, comme ce fut le cas pour Final Fantasy VIII.

Entre temps, Final Fantasy XII sorti sur PS2 et malheureusement, même encore aujourd’hui, il reste un titre que je n’ai jamais fini. J’ai essayé un bon paquet de fois de reprendre le jeu et d’avancer dans l’univers Ivalice. La faute à un scénario trop lent à des personnages principaux trop peu charismatique, en particulier Vaan, le héros. Une vraie erreur de casting celui-là. Et à partir de là, ce fut la vraie descente aux enfers pour moi. Jusqu’en 2014.

Final Fantasy Type-0 fut la claque. La vraie. La même que j’eu en pleine tête avec Final Fantasy X, mais douze années plus tard. 12 années où j’ai mis la saga de côté, à apprécier les opus qui avaient bercé mon enfance et mon adolescence. Mais la magie n’avait pas complètement disparue, simplement enfouie quelque part dans mon coeur, attendant patiemment le jour où la saga me referait rêver.

Type-0, comme je l’ai expliqué dans cet article, est un jeu qui pioche autant dans le old-school que le renouveau pour servir un univers beaucoup plus mature et crédible. La guerre c’est moche et le jeu n’hésite pas à pousser son scénario aussi loin que possible en proposant une fin marquante. De nouveaux, j’ai eu les larmes aux yeux à finir un Final Fantasy et à ressentir que la saga avait encore de nombreuses choses à montrer.

Enfin, nous voilà en 2016 où l’engouement pour Final Fantasy est toujours présent en moi. Je ne suis plus la petite fille de 7 ans qui s’émerveillait, je suis désormais une adulte qui continue de croire à la magie. Final Fantasy XV divise mais l’expérience est celle que j’attendais avec de nouveau une destination qui mets une claque par sa prise de risque, une magie qui continue encore de perdurer.

Et voici que Square-Enix annonce prochainement un remake du jeu de mon enfance, Final Fantasy VII. Comme la douce impression que la saga n’a pas finie de quitter ma vie. Comme une évidence, après tant d’années. L’annonce d’un remake, à l’origine, ne me plaisait pas spécialement mais force est de constater que le trailer refit surgir tous mes souvenirs de mon enfance. La magie, dit-on souvent.  

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