OZMAFIA!! : guerre des gangs au pays des contes de fées

 

Encore un otome game me dites-vous ? Après avoir enchainé trois RPG – NieR AutomataPersona 5 et The Last Remnant – j’ai cherché à changer de genre et après plusieurs hésitations, je me suis orienté vers le jeu OZMAFIA!!. Edité étrangement par MangaGamer, plutôt spécialiste des eroges pour hommes, OZMAFIA!! est un otome game de la société Poni-Pachet. D’abord sorti sur PC en 2013 au Japon, il a connu un portage sur PSVita en 2016 suivi d’une sortie mondiale la même année. Le jeu est d’ailleurs disponible sur Steam. 

OZMAFIA!! nous plonge dans un univers où les personnages de différents contes connus se croisent, piochés dans ceux des Grimm ou de Andersen quand l’histoire principale reprend Le Magicien d’Oz.  Ce n’est évidemment pas une première : Zettai Meikyuu Grimm de Karin Entertainment le faisait déjà brillamment dans une ambiance musicale et graphique originale. On peut également citer Akazukin to mayoi no mori qui reprend différents contes – dont Blanche Neige dans une ambiance fantastique très réussi. Oui, en général, les otomes games se basant sur des contes sont excellents. OZMAFIA ne déroge à la règle en sublimant la réécriture d’une oeuvre.

Un scénario plutôt dense

La première chose à savoir avec OZMAFIA!! c’est que le jeu est très long, du moins supérieur à la moyenne des visual novels. Chaque route et embranchement de scénario sont développés avec de nombreuses scènes supplémentaires qui se débloquent au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. J’ai été assez surprise parce que souvent, en dehors de la True End, le reste des fins sont souvent abruptes (genre quand on se fait tuer sans explication). Amnesia : Memories proposait des alternatives sans grand intérêt à part se faire dégommer méchamment par Ukyo (ou finir dans une CAGE). En l’état les bads ont des tronçons scénaristiques entiers.

Aussi, le jeu se permet de changer de point de vue et de découvrir des évènements d’une autre façon ou de prolonger/expliquer ceux-ci. J’ai trouvé la chose assez pertinente, enrichissant le background des personnages et donnant à voir ce qu’ils ressentent. C’est assez rare de voir des points de vue annexes même si Bloody Call avait aussi opté pour cette idée géniale. Mais surtout, ces scènes se débloquent au fur et à mesure des routes et même lorsqu’on fait la route d’un autre personnage, on peut découvrir la perspective des autres personnages. Mais c’est aussi ce qui m’a motivé à faire le jeu à 100% là où le plus souvent, on se contentera des bonnes fins.

L’univers est vraiment bien élaboré avec un gros travail sur les personnages, leurs caractères et une ambiance qui m’a rappelé Asaki, Yumemishi avec des moments aussi durs que drôles, une façon de rendre les personnages plus humains et d’éviter d’alourdir le scénario. Oui je sais, je suis la première à râler sur les otomes games stupides mais ils restent des petites bulles de savons et j’avoue avoir du mal avec ceux qui plongent dans l’horreur (oui Jooubachi no oubou m’a complètement traumatisé). Il y a des moments dont j’ai trouvé l’écriture vraiment très bonne mais surtout maîtrisée avec des éléments se racolant d’une route à une autre, faisant du jeu un tout complet.

Les reverses routes : la peur au ventre

La particularité de OZMAFIA!! est les « Reverse Route » où l’on peut changer de prétendant alors qu’on est déjà sur la route d’un personnage. Loin d’être une prétendue Bad Ending un peu facile, chaque Reverse Route possède ses propres développements. Uniquement disponible sur les routes de la Famille Oz, elle montre aussi toutes les possibilités qu’offrent une romance : le rejet, l’abandon, sentiments contradictoires ou tout simplement rivalité sévère entre trois personnages : Caramia, Kyrie et Axel. 

C’est aussi dans ces routes que les gars se lâchent réellement, quittant leur beau costume de prince charmant pour séduire de manière plus directe notre héroïne. Mais surtout, c’est dans ces routes que l’innocence est brisée puisqu’elle est symbolisée par la perte de la virginité de l’héroïne. Off Screen bien entendu. Le jeu est simplement déconseillé aux moins de 15 ans donc vous ne verrez rien du tout. Mais du coup, c’est assez étrange de voir le jeu abordé le thème. J’avais tellement peur que ça finisse en bain de sang, voire de payer le prix de changer nos sentiments. Fort heureusement, ça ne finit pas comme dans ONEDARI ShareMate. 

En fait, les reverses routes auraient même pu s’insérer sur tout le casting tellement j’ai trouvé qu’elles apportaient beaucoup dans l’évolution des sentiments et n’étaient pas forcément mauvaises dans leur déroulement. Et puis surtout, elles évitent d’être graveleuses ou d’offrir des moments d’horreurs dont je craignais l’issue. Les gars font preuve d’un peu plus d’intelligence dans leur comportement et je me dis que ça fait du bien, surtout dans ce genre de situation. Bon il reste la route de Manboy/Brothel qui m’a rappelé des traumatismes avant de proposer une première fin qui tranche un peu avec les habitudes du genre. Bon par contre la seconde, vous pouvez l’oublier.

Des personnages qui sortent des sentiers battus

Je crois que ce que j’ai le plus aimé dans OZMAFIA!! est son casting qui pour une fois, fut une totale réussite. En grande partie, c’est le fait qu’il n’y ait pas que des psychopathes/violeurs en série tentant de massacrer notre cruche de service. Je vous assure que ça fait du bien après être passé sur tous ces otomes games où le côté dark des personnages leur font complètement péter un boulard sans explication. Diabolik Lovers et ses masos de service ou même Amnesia (vous connaissez pas la CAGE ? Non je m’acharne pas du tout) ou même Brothers Conflict et ces frères décidément un peu maboulos rappellent que dans le fabuleux monde des otomes games, c’est pas juste de l’amour. Bon juste Dorian Gray que je hais. Lui par contre, aucun pardon et aucune envie de le revoir tellement c’est un pur enfoiré servant uniquement ses intérêts.

Mes personnages préférés sont Caramia, Scarlet et Soh. J’ai eu un gros rejet sur Kyrie, du fait de l’apriori que je me suis faite du personnage. Ben oui, ces personnages condescendants, trop mielleux dans leur approche m’ont valu des traumatismes à vie : Yameneko de Akazukin to mayoi no mori, Seizh de Under the moon ou simplement Toma de Amnesia : JE VOUS HAIS. Voilà. Sauf Kyrie se révèle être moins atteint par la connerie monumentale des autres zozos cités plus haut et m’a surpris par certaines scènes notamment dans l’épilogue où j’étais à deux doigts de craquer avec lui. A partir de là, j’avoue avoir eu un vrai coup de coeur pour le jeu, voyant qu’il semblait réellement prendre une tournure qui m’enchantait enfin en proposant un casting qui suit tout au long du jeu.

Parce que oui, tous les personnages sont assez fouillés et disposent de personnalités qui certes, restent assez classiques, mais évitent de tomber dans de mauvais extrêmes dont ils ont la très fâcheuse tendance d’être. Oui, je parlais de mes traumatismes plus haut, mais il y a pas mal d’otomes games où les mecs pètent de grosses crises et se montrent sur un jour décidément bien naze. Et pire encore ce sont les otoges où on se fait ramoner par tout le service parce que….parce que voilà. Sans parler de Diabolik Lovers où se fait brutaliser sans raison. Oui, même si les héroïnes sont souvent de grosses cruches et que j’ai facepalmé sur certaines répliques, ça ne justifie pas d’être violenté. Bon après, faut pas trop demander à l’héroïne de OZMAFIA!! car il y a certaines choses où j’ai vraiment eu l’envie de l’encastrer dans un mur. Heureusement que le casting est royal à côté.

Une technique plutôt moyenne

Bon terminons sur ce qui fâchera certains, surtout si vous sortez de Amnesia:memories où la qualité technique du jeu bluffait (mais pas autant que Tokimeki Memorial Girl’s Side 3). OZMAFIA est moyen et partiellement doublé ce qui m’a pas franchement dérangé mais qui peut, pour certains donné l’impression d’un jeu bâclé. En revanche, les musiques, pas très nombreuses, sont soignées et j’ai pas hésité à acheter l’OST. Les thèmes de Caramia et de Scarlet étant mes deux pistes favorites ainsi que le thème principal. Les CG et les illustrations sont également soignés, s’accordant parfaitement à l’univers du jeu. Satoi, l’artiste derrière le chara-design et les illustrations s’affranchie sans problème de son style un peu dark-émo qu’elle use dans Diabolik Lovers. 

Au niveau des voix des personnages on y trouve des seiyuu assez peu connus, ce qui est un mal pour un bien pour découvrir de nouvelles voix moins trafiqués que les celles des super-stars qui gavent à force d’être à côté de la plaque. Je suis la première à bander des oreilles mais j’avoue que dans certains titres, les personnages sont construits uniquement autour de leur seiyuu avec des tonalités/personnalités en accord avec le style de ce dernier. Là, au moins, les dialogues sont bien plus naturels et les voix collent plutôt bien aux personnages.

Impressions finales

OZMAFIA!! a été un véritable coup de coeur et est rentré dans mon Top 5 des meilleurs otomes games que j’ai fais. Je n’avais pas de grandes prétentions sur le titre à l’origine mais j’ai été surprise par la consistance de l’univers et le scénario qui essaie vraiment de trouver une conclusion sur le long terme. Mon principal regret avec Amnesia : memories c’était justement cette conclusion mal amenée avec trop de questions en suspens. De ce côté-là, OZMAFIA!! construit une histoire qui tient suffisamment debout et qui m’a maintenu jusqu’au bout. Oui, il y a des routes que j’ai moins aimé mais j’ai pris du plaisir durant cette longue aventure.

Je vous encourage vraiment à faire le jeu si vous avez envie de tenter un otome game un peu différent avec des accroches originales et un casting moins stéréotypé. Le jeu est donc disponible chez MangaGamer en édition physique et dématérialisée et sur Steam pour 32€. Pas cher payer vu que le jeu est très long.

En vérité, cela faisait très longtemps que j’avais pas autant accroché autant à un otome game. Jooubachi no oubou m’a tellement rendu malade que j’avais un mal fou à tester de nouveaux jeux sans y voir toute l’absurdité et le malsain dans ces jeux-là. Du coup, je dois beaucoup à OZMAFIA!! pour m’avoir redonné foi en un genre que j’apprécie beaucoup et j’espère partager de nouvelles et fabuleuses aventures ^_^

Taisho x Alice : le scandale d’une localisation

Parlons d’une histoire qui relève autant de l’incompétence que de la bêtise humaine. J’avais prévu à la base d’insérer ce texte dans mon article sur la réalité du marché des otomes games mais au vu de ce qu’il y a dire sur le sujet, je me suis dit qu’un article complet à part serait plus approprié.

Taisho x Alice est un otome game de la société Primula sorti en 2015 sur PC avant d’être édité sur PSVita l’année suivante. Et c’est d’ailleurs à cette époque qu’un éditeur américain inconnu au bataillon annonce la localisation du titre. Bien bien. Après tout, soutenons l’initiative qui a le mérite de faire découvrir un titre d’une société japonaise toute nouvelle. Vous savez à quel point je râle à mort sur Idea Factory qui pourrit le marché…

L’art de la communication sur un marché de niche

Comme je vous l’avais déjà expliqué sur mon précédent article, le marché des otomes games reste très particulier tant il demande une communication au poil. Depuis 2015 et la localisation de titres par Aksys Games ainsi que l’entrée sur le marché de MangaGamer, autant vous dire que les sociétés de localisation se disent que ça commence à sentir bon de ce côté-là et que tant qu’à faire, autant surfer sur la vague.

E2 Gaming est également une société toute nouvelle dans le paysage de la localisation. Là où Poni-Pachet s’est tourné vers l’expertise de MangaGamer pour sortir OZMAFIA!!, Primula, le développeur de Taisho x Alice a préféré donner sa chance à une société qui a tout à prouver. Pourquoi pas hein ? Sauf que très vite, E2 Gaming a rapidement perdu les pédales face aux attentes des joueuses, bien contentes de mettre la main sur un nouveau otome game et face à un marché composé de spécialistes de la localisation. Et ça a foiré.

Dès le départ, l’éditeur s’est fait tacler lorsqu’ils ont publié sur leur site les descriptifs des personnages directement plagiés de…Otome Jikan. Les mecs, ils ont peur de rien quoi. La vague de contestation s’est vite élevée à l’occasion et le vernis a commencé à craquer. La communication très disparate du titre et son annonce de sortie la veille de celle-ci sur Facebook ont suffit pour faire craindre le pire : ça sentait l’arnaque.

On a les tunes, on se barre avant que ça chauffe…

Le jeu de l’autruche façon E2 Gaming

Voyons le bon côté des choses, Taisho x Alice est un vrai cas d’école. En plus d’une localisation désastreuse rappelant les pires heures des fan-trad de VN dans des temps anciens et reculés, E2 Gaming a utilisé une technique aussi stupide que garante de critiques : le jeu de l’autruche. Si vous cherchez des informations sur eux, vous verrez que leur page Facebook a été fermée et qu’il ne reste que le site pour acheter le jeu. Mais surtout, lorsque leur page Facebook était encore active, les gérants n’hésitaient pas à supprimer tout commentaire négatif alors que ces derniers se sont multipliés lors de la sortie du jeu en mai 2017

Capture prise sur le site https://figurativelyspeaking.me/2017/05/10/taisho-x-alice-vol-1-now-available/

Fun fact : les IP en provenance du Japon étaient bannies du site et de la page Facebook, comme si E2 Gaming voulait cacher quelque chose…en l’état oui, ils voulaient éviter de se faire mal voir au Japon et auprès de Primula…qui fut averti en même temps que tout le monde de la sortie du jeu en mai 2017. Quel travail de coopération n’est-ce pas ?

Une localisation désastreuse

On le sait, le passage de la VO à une VA ou VF est toujours synonyme de polémiques pour les puristes. Cependant, tout le monde n’est pas bilingue franco-japonais et je fais partie de ceux qui considèrent qu’il faut soutenir le marché de la localisation pour ainsi donner une visibilité à une initiative fort louable plutôt que d’acheter des jeux full jap dont l’achat n’a aucune incidence. Mais il y a quand même un minimum de décence quand on se décide à acquérir la licence d’un jeu video – tel qu’il soit – et le localiser. Mais pas pour E2 Gaming. Et du coup, voyons ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Déjà, les menus du jeu ne sont pas traduits (ah ben oui ça sert à rien) et la traduction est disponible via un petit PDF à télécharger sur leur site. Ca commence bien. Et la traduction du jeu ? Ben comment dire…

capture prise chez https://figurativelyspeaking.me/2017/05/10/taisho-x-alice-vol-1-now-available/

Je suis pas une spécialiste mais quand je vous disais qu’on était pas loin de revenir dans les heures les plus noires de la traduction…Mais pire encore, là où la localisation se révèle être une catastrophe, le jeu s’enfonce dans les bas fonds du système : le jeu est doublé…en anglais. Mais pas en japonais alors qu’à l’origine il l’est bien intégralement. Et vous vous dites « ben c’est pas grave, il y a le dual audio au pire ». Le QUOI ? Visiblement, E2 Gaming n’a pas eu l’autorisation des droits d’exploitation des voix japonaises. Quecessa ? Ben quand je vous disais dans mon autre article qu’il n’y a pas que le coût de la traduction dans une localisation…

En effet, derrière une licence se cache des droits d’utilisation des musiques par exemple, parce que il faut bien rétribuer les artistes qui appartiennent tous à une maison de disque bien précise. Pour les voix c’est pareil. Enfin disons que c’est la même chose que de faire venir des acteurs dans une production cinématographique. Si vous voulez une star, faut payer (et cher). Pour les seiyuu c’est la même chose…d’autant plus que des droits d’exploitation supplémentaires sont demandés lors d’une sortie internationale. Voilà pourquoi c’est parfois galère pour certaines sociétés de localisation car les droits d’exploitation ne sont pas toujours pourvus pour le reste du monde.

Itinéraire d’une catastrophe et retombées médiatiques

Les joueuses d’otomes games n’ont pas attendu pour massacrer E2 Gaming, aussi bien sur leur communication pourrie que sur le jeu à sa sortie. Que ce soit sur Facebook, Twitter ou Tumblr, les mises en garde sont nombreuses, d’autant plus que les problèmes ne s’arrêtent pas là. Ceux qui ont eu le malheur de dépenser 30$ dans le jeu ont du flipper leur race quand ils ont découvert que la plateforme de paiement n’était pas sécurisé du tout. On est en 2017, déjà que tu te sens pas trop bien de commander sur des sites japonais un peu chelou (genre Rakuten qui bascule en japonais pour un rien) ou sur des plateformes qui vendent des trucs un peu space (MangaGamer par exemple, qui fourni par ailleurs un service d’excellente qualité), alors sur un site NON sécurisé et avec le risque de se faire véroler…Fun fact : PayPal a même refusé chez certains le paiement, considérant le site comme une tentative d’escroquerie. Si c’est pas révélateur du truc…

Mais surtout, j’ai oublié de vous parler d’un truc beaucoup plus pervers dont j’avais occulté l’importance. Taisho x Alice est un jeu vendu en 3 parties + un épilogue. Et vous vous dites « eh alors ? ». Tenez vous bien : pour 30$, c’est seulement l’EPISODE 1 que vous payez. Et c’est pareil au Japon où chaque épisode fut vendu pour la modique somme de 3000 yens (environ 23 euros). Ce qui fait un totale de 12 000 yens. A ce prix, le jeu a intérêt d’être un chef d’oeuvre. Il faut savoir que E2 Gaming avait annonce à la base que le jeu sortirait intégralement fin 2016 ainsi que sur…Steam.

Oui parce que ce qui me rassurait à la base sur le jeu c’était la sortie sur la plateforme de Valve. Sauf qu’on a vu pointer aucune campagne Steam Greenlight pour que le jeu sorte ensuite sur Steam. E2 Gaming s’est peut-être trouvé trop présomptueux (ou optimiste) en croyant que le jeu serait accepté de suite sur la plateforme alors que l’éditeur est tout nouveau sur le marché…

Les CG sont magnifiques…quel gâchis.

Un échec qui donne envie de pleurer

La bonne blague dans l’histoire c’est que Primula semble avoir supprimé tout lien direct avec E2 Gaming sur leur site officiel. Il faut dire, avec toute la publicité sur les réseaux sociaux, la crédibilité de l’éditeur américain en a pris un sacré coup. Et autant vous dire que ce genre d’histoire pourrait vraiment coûter cher pour les initiatives de localisation d’otomes games. Je veux dire, comment motiver les sociétés japonaises à localiser leurs titres quand tu vois que l’un des éditeurs sur le marché fait du gros caca avec une licence.

D’ailleurs, ma plus grosse crainte à l’heure actuelle est que d’autres sociétés d’escrocs se lancent dans ce genre d’affaires pour truander des sociétés naïves et des joueurs prêt à soutenir ces initiatives. Oui, je vous le dit, il y a là un vivier d’arnaques prêtes à faire des dégâts considérables. Sur un marché en pleine expansion, les sociétés japonaises n’ont pas forcément connaissance du marché de la localisation de titres et ce genre d’histoires pourraient malheureusement se répéter.

Et pour dire à quel point le jeu pue vraiment, c’est qu’en dehors du site officielle qui ressemble à une énorme tentative d’escroquerie, le jeu n’est disponible nul part à la vente. Et qu’on me dise pas que c’est parce que Steam n’en aurait pas voulu. Quand je vois les portages PC de jeux smartphones pourris de D3 Publisher vendus à 30€, les conneries sont aussi présentes sur la plateforme. De toute façon, E2 Gaming a finit son travail d’escrocs : la page Facebook a été supprimé, le site continue de vendre le jeu mais ils ont supprimé toute communication.

Pendant ce temps-là, la communauté des fans d’otome games ne rêve que d’une chose : leur péter la tronche . Et je rigole pas, sur Tumblr c’est l’enfer.

Sortez-moi de làààà

And finally…

Que dire d’autres ? Que rarement j’ai vu un tel massacre de licence. En fait, je peux dire merci à E2 Gaming pour une chose : avoir mis en lumière la gestation de la localisation d’un titre et toutes les difficultés, aussi bien financières que techniques qui se cachent derrière ces projets. Mais bon, derrière cette histoire se cache aussi beaucoup de mensonges et de promesses pour hyper la sortie du jeu. D’abord, le fait que le jeu aurait du avoir un dual audio japonais/anglais (pourquoi pas ? c’est original) pour finalement offrir une seule possibilité : les voix anglaises. Et un doublage d’une nullité affligeante rappelant une fois encore des heures noires…

A ce niveau, ils auraient mieux dû se concentrer sur la localisation pure, quitte à proposer un jeu non-doublé, ce qui n’est pas une tare, ça se fait encore (Type-Moon d’ailleurs est contre le doublage !) et ça aurait éviter d’avoir un doublage anglais de piètre qualité. Enfin le dernier point qui me parait essentiel : un vrai suivi de qualité de vente, notamment sur la vente online. Leur absence sur une plateforme comme Steam et leur système de paiement non sécurisé ajoutent suffisamment de discrédit autour d’une société qui ressemble à une grosse arnaque.

La réalité du marché des otomes games

Un article moins drôle cette fois-ci ; j’ai décidé de vous parler des otomes games, mais d’un point de vue plus marketing-commercial. Déjà pour mieux informer ceux qui se demanderaient si il existe réellement une demande pour ce type de jeu, et surtout la réalité sur un marché ultra-niché. Encore plus que celui des eroges.

Je ne prétends pas avoir la science infuse en la matière et cet article se base sur mon ressenti er sur comment le marché a évolué de mon propre point de vue.

Les otomes games en Occident : long way down

Doux rêve pour beaucoup, les otomes games ont toujours été attendus en Occident du fait que la majorité des gens ne parlent pas japonais. Soit. Pour autant, le genre avait déjà tenté de percer chez nous, pour des échecs symptomatiques d’un marché difficile à appréhender. Vous me croyez-pas ? Eh bien sachez que le premier otome game traduit officiellement en anglais et vendu sur le sol américain est sorti en 2006. C’était Yo-Jin-Bo. Vous connaissez pas ? Pas vraiment étonnant même si le jeu a fédéré un certain public quelques années après. En effet, les otomes games sont progressivement devenus populaires et le jeu étant l’un des seuls officiellement en anglais, il est devenu le seul réellement accessible.

L’échec de Yo-Jin-Bo est imputable à beaucoup de choses. Le jeu est assez court – moins de 10h – cliché au possible et les personnages d’un intérêt potable malgré la présence de seiyuu connus. Mais surtout, le jeu a manqué de communication. D’autant plus que l’éditeur principal a arrêté son activité et que c’est JAST-USA qui a pris la relève en 2009 Vous pouvez d’ailleurs vous procurer le jeu pour moins de 20$ sur le site de ce dernier. Pas cher payé quand on voit les prix hallucinants des jeux aux Japon…(oui je les ai senti passé les 80€ d’import pour Heart no kuni no alice).

Yo-Jin-Bo, premier otome game localisé en anglais

Les visuals novels, un genre bâtard

Cependant, le principal obstacle fut l’acceptation du visual novel comme un genre de jeu à part entière. Pendant des années l’éditeur MangaGamer s’est battu avec Valve, créateur et gérant de la plateforme Steam du fait que les visuals novels ne soient pas reconnus comme un genre par les professionnels du jeu vidéo. Pire encore, en 2009, Le sanglot des cigales sort en France dans une version française. Il fut classifié 7+ par l’organisme PEGI sur la base des minis-jeux, ne reconnaissant pas le reste du contenu comme étant du jeu vidéo. A partir de là, difficile, pour les éditeurs occidentaux de faire valoir leur catalogue. Jast-USA semble avoir réussi à se faire une place dès la fin des années 90 avec la classification américaine, notamment parce que les eroges sont tous classés Adult Only et ne sont donc pas vendus dans le commerce traditionnel.

Mais pour les otomes games et l’essentiel des visuals novels « tous publics », le public est tout autre que les aficionados des eroges qui connaissent bien les bonnes crémeries. Pour les éditeurs, il faut aller chercher ce public potentiel en prospectant en masse pour l’attirer. Et c’est ainsi qu’entre un genre bâtard qui a tardivement trouvé sa place en Occident et un type de jeu niché, les otomes games ont un parcours éditorial jalonné d’échecs qui rappelle que la culture japonaise reste difficile d’accès. D’autant plus que à l’heure actuelle, beaucoup d’otomes games sortent en version dématérialisée et les éditions physiques sont limités en nombre de copies. Le concept de simulation romantique pouvant séduire de nombreuses jeunes filles et jeunes adultes, la prospection devient essentielle tout autant que financièrement lourde de conséquence.

Hakuouki – Demon fo the Fleeting Blossom –

Hakouki : l’étude de cas qui a fait douté le milieu

Si Yo-Jin-Bo était un peu moisi, quid de Hakouki – Demon of the Fleeting blossom – sorti en 2012 sur PSP en langue anglaise ? Parce que là aussi, Idea Factory, conscient du succès de l’adaptation animé via des communautés de fans formés suite à sa diffusion, s’est dit qu’il y avait là une bonne occasion d’exporter les otomes games. Tout était conçu pour que ça fonctionne : une demande déjà existante depuis longtemps mais surtout une communauté qui n’attend qu’une chose : voir le jeu sortir en langue anglaise. Et pourtant, au-delà de l’échec relatif de la PSP en occident, celui de Hakuouki relève d’un certain désastre tout autant d’une réalité commerciale plus cruelle. D’une part, le public était certes désireux d’y jouer mais allait-il vraiment acheter le jeu ? On parle quand même d’un jeu très long (une 50aine d’heures) et bourré de dialogues et de textes à lire. Du vrai roman interactif certainement pas au goût de tout le monde

Heureusement, Idea Factory n’a pourtant pas faibli en revenant en force quelques années après, en se positionnant sur Steam – qui maintenant veut bien de ces jeux bizarres – et sur la PSVita. Mais en l’état, on se demande bien pourquoi ça a foiré la première fois. Le manque de communication ne semble pas être cette fois-ci l’objet de l’échec. C’est en réalité bien plus insidieux que l’on laisse supposé.

Mystic Messenger, un otome game sur smartphone.

Le public des otomes games : l’illusion de la communauté

Vous avez sûrement vu à quel point les otomes games sur smartphones cartonnent, tout comme Amour Sucré, ce fameux jeu de drague français sur navigateur internet.  Et vous vous dites que naturellement, on a là un vivier de personnes potentiellement intéressées à acheter un otome game. GRAVE ERREUR. Amour Sucré et ses copains sont des jeux à la base gratuits, utilisant un système de micro-paiement non obligatoires mais insérés dans le jeu d’une façon pas très subtil : à savoir qu’après avoir épuisés vous points d’actions, le jeu vous dira gentiment de casser votre tirelire pour continuer l’aventure. Chez D3 Publisher, éditeur vache à lait par excellence, les épisodes sont payants. Certes, ce n’est que quelques euros mais mis bout à bout, cela peut représenter une certaine somme…

Et c’est pourquoi ces jeux cartonnent, car ils jouent sur le prix psychologique, ce qui marche très bien chez des jeunes joueuses, pas forcément en capacité d’acheter plein tarif un jeu vidéo. Et encore moins un otome game. Mettre 50 euros dans un jeu vidéo où l’on passe l’essentiel de son temps à lire des dialogues, ce n’est certainement pas vendeur. D’autant plus que dans le cas des otomes games, les éditions physiques se font plus rares et qu’il faut aller les chercher sur le sol américain. Et puis surtout, c’est occulter que les joueuses d’otomes games sur smartphones ne sont pas toutes des otakus, ni connaisseuses des visuals novels en général. Elles n’ont pas l’habitude ce type de jeu et payer plein pot un titre qui nous plaira peut-être pas fait assez peur.

OZMAFIA, disponible chez MangaGamer et sur Steam en langue anglaise

Et dans les faits, ça se vend ?

On doit être combien à avoir acheté les otomes games édités par Aksys Games, éditeur américain qui localise les titres de Idea Factory ? Et pire encore, OZMAFIA, édité par MangaGamer ? On doit être même pas 10 en France à l’avoir acheté celui-là. Vous l’aurez compris, les gens qui achètent les otomes games se comptent sur les doigts d’une main, sans parler de l’import full jap qui est juste un moyen de crâner. Autant vous dire que les chiffres de ventes des otomes doit être ridicule comparé au travail de localisation que demande ce type de jeu. Que évidemment, il y a des licences/droits qui viennent s’ajouter à une simple histoire de traduction de texte. Oui ça coute cher de traduire un jeu vidéo, encore plus un visual novel qui sont des équivalents de gros bouquins en terme de contenus.

Pour revenir aux jeux smartphones et particulièrement Amour Sucré qui avait fêté son million de joueuses inscrites, il est nécessaire de prendre les chiffres avec des pincettes. En réalité, je suis ne suis pas sûre que le jeu ait vraiment eu un million de personnes. Devenu un vrai Pay to win au fur et à mesure des années, c’est devenu la foire aux multi-comptes pour ne pas avoir à payer pour du contenu. Le nombre réel de joueuses doit être beaucoup moins élevé et ne constitue donc pas une véritable donnée pour établir un chiffre fiable sur le marché des otomes games. Je vais pas revenir sur ce que j’ai dis plus haut mais ce n’est pas parce que on dépense 10 balles dans un jeu smartphone pourri qu’on va y mettre 50 balles dans une édition physique d’un jeu.

Code: Realize, disponible sur PSVita.

Un marché fragile à soutenir

Je vais pas vous faire la morale parce qu’on fait tous pareils mais il est essentiel de soutenir le marche des otomes games. Le gros soucis étant que les éditions physiques se cantonnent au marché américain, ce qui oblige encore, pour l’Europe de passer par l’import même si le PS Store européen permet de découvrir les jeux d’Idea Factory ainsi que Steam qui propose Amnesia et OZMAFIA (que vous pouvez acheter chez MangaGamer. Oui ils font des otomes. Et même des otomes érotiques !). Et Hakuouki a bénéficié en cette année 2017 d’un retour en force sur le marché occidental, 5 ans après la sortie initiale du jeu.

Alors oui, c’est prendre le risque de payer 30 euros (en démat) ou 50 euros en physique pour un jeu auquel vous n’accrochez peut-être pas. Oui, c’est assumer de jouer à un type de jeu tellement japoniais que vos parents vous emmèneront de suite chez le psy pour savoir ce qui cloche dans votre vie sentimentale. Mais si vous voulez plus de jeux de ce type et éviter de succomber aux Pay to Win à la con sur smartphone, il va falloir prendre vos responsabilités.

La mauvaise idée d’acheter sur Aliexpress

Ces derniers temps, sur Youtube, je suis tombée sur des vidéos intrigantes de personnes clamant haut et fort leurs achats sur Aliexpress. Voir même, conseiller le site pour acheter des goodies ! Autant vous dire que j’étais circonspecte face à ces réactions. Ainsi donc, je vais vous dire aujourd’hui pourquoi c’est mal d’acheter sur Aliexpress.

Aliexpress, késako ?

Difficile de passer à côté de ce nom. Vous l’avez sûrement entendu au moins une fois parce que même en dehors de la japanime, le site fait parler de lui. Aliexpress est en fait un site de vente en ligne de type marketplace. En gros, le site ne vend pas lui-même des objets mais sert d’intermédiaire de vente entre l’acheteur et les vendeurs. En effet, le site permet à des vendeurs de se créer une boutique en ligne facile et intuitive. Et pour l’acheteur, ce principe lui permet d’avoir le choix entre différents vendeurs pour l’achat d’un objet et de choisir celui qui lui convient. Ebay, PriceMinister, Amazon (en partie puisque le site fait aussi de la vente directe), Rakuten sont des sites de type marketplace.

Aliexpress est d’ailleurs considéré comme le « Amazon chinois », ce qui veut tout dire. C’est devenu, en quelques années, l’un des plus gros sites de commerce en ligne, peut-être devant Amazon qui sait. Et surtout, le site se targue de posséder des interfaces en plusieurs langues, dont le français. De quoi mettre en confiance les acheteurs, là où l’interface de Rakuten pourra faire peur car entièrement en anglaise (et basculant parfois en japonais, bonjour l’angoisse.). Aliexpress soigne son apparence et il n’est pas étonnant que de nombreuses personnes achètent dessus. Mais pas que pour ça.

Au lieu des 99euros actuellement sur la boutique Square-Enix

Des prix défiants toute concurrence

La raison principale pour laquelle les gens achètent sur Aliexpress est sa politique commerciale complètement hallucinante. Les prix pratiqués sur le site sont aberrants puisqu’ils cassent complètement le marché. Enfin, vous vous demandez, mais comment font-ils ? Eh bien, venons-en aux faits. Les vendeurs d’Aliexpress sont presque tous chinois…et vendent essentiellement de la contrefaçon.

Et soyons honnête, se procurer un sac d’une grande marque de luxe n’est pas donné à tout le monde. Alors, le payer 10 fois moins cher que sa valeur originale, c’est forcément pas mal ! Sauf que voilà, c’est de la contrefaçon. Et le pire dans l’histoire est que si les douanes tombent sur votre colis et l’ouvrent, vous encourrez des peines d’amendes très salées…

D’ailleurs, le site est par ailleurs dans le collimateur des douanes internationales mais s’en sort toujours bien (pour l’instant) du fait que le site dissimule très bien ses articles contrefaits. Sauf pour la Japanime. Parce que bon, là dessus, les douaniers n’y connaissent pas grand chose. Même si les vendeurs sont suffisamment subtils pour cacher leurs contrefaçons. Comme par exemple, indiquer que telle figurine est une « version chinoise » crée pour leur marché. Et évidemment pleins de gens tombent dans le panneau.

Pourquoi s’embêter à aller sur la boutique officielle…

Des goodies comme s’ils en pleuvaient

Niveau goodies, Aliexpress est clairement le meilleur site au monde pour acheter à bas prix. Des Nendo à 10 euros, des figurines PVC-scale pour moins de 50 euros (alors que leur vraie valeur peut aller jusqu’à une petite centaine d’euros), bref tout est bon pour acheter à pas cher ! Les figurines POP de One Piece sont particulièrement touchées vu que très prisées par les fans. Et franchement, ça change pas grand chose de payer 25 euros au lieu de 80 ? Après tout, c’est juste du plastique…

Sauf que voilà, les contrefaçons de figurines, c’est souvent moches. Et si parfois ça ressemble pas trop mal quand même, on y trouve un certain nombre de problèmes notoires : obsolescence de la qualité, plastique qui se déforme au contact de la chaleur, tout ou partie d’une figurine qui se cassent souvent à cause de malfaçon, socle qui ne tient pas (un grand classique !), couleurs baveuses etc.

Mais je dois vous avouez, j’ai parfois grave envie de moi aussi commander sur Aliexpress quand je vois le prix indécent de certaines figurines. Et me dire que payer 60 euros plutôt que 200 euros, ça me parait pas une mauvaise idée en soit. Je gagne de l’argent et puis, sur les images, c’est pas si nul que ça…

Vous m’excusez, je vais chercher un seau…

La lourde impression d’avoir acheter de la bouse

Si on a de la chance d’avoir des contrefaçons de bonnes factures, vous vous mordrez vite les doigts, soit à cause des soucis que vos figurines rencontreront un moment donné, soit parce que vous allez vous rendre compte que les versions officielles sont 1000 fois plus belles. Si, si je vous assure ! Peut-être vous vous dites que c’est moi-même qui me fait arnaquer à acheter à des japonais véreux alors que je pourrais gagner énormément d’argent à prendre de la contrefaçon, mais c’est un fait : vous aurez de plus en plus de mal à assumer ces achats.

Déjà parce que des figurines, c’est fait pour s’afficher, pas pour rester dans des cartons. Et que comme tout bon fan, vous irez forcément faire votre kéké sur My Figure Collection et de découvrir que vos figurines sont de vraies bousasses infâmes. Ca fait mal.

Mais surtout, en achetant de la contrefaçon, vous ne faites que donner votre argent à des malfaiteurs. SISI. La contrefaçon, c’est un commerce tenu par des mafieux qui se font de l’argent facile en contrefaçonnant tout et n’importe quoi, du moment que ça rapporte de l’argent. Donc, au lieu de rétribuer vos artistes préférés, vous ne faites que participer à la contrebande internationale. Dit comme ça, ça fait peur. Mais c’est la vérité.

Sur d’autres licences, c’est pas vraiment mieux…

Aliexpress vend-t-il que de la contrefaçon ?

Question qui revient régulièrement, mais le site chercherait, parait-il, à réduire son nombre de contrefaçons en ligne. TIENT DONC. D’après le dirigeant bien entendu. Concernant les goodies, j’ai de gros doutes à l’heure actuelle. J’en ai vu à des prix normaux, ce qui laisse croire que c’est possiblement du vrai parmi la montagne de ramasse-poussières contrefaites. Mais le reste…MOUAIS. Disons que ça me parait dingue de trouver des figurines, parfois difficiles à trouver, à des prix aussi bas, avec autant de choix sur le site. Surtout quand partout ailleurs, on se tape un « stock indisponible ».

Parce que, dites-vous que si une figurine que vous avez du mal à trouver sur des sites de renom se trouve en nombre sur Aliexpress, y’a de gros risques que ces versions soient des contrefaçons. D’autant plus que selon les modèles, les prix tendent vers le haut plutôt que le bas. Après je ne dis pas que c’est impossible. J’ai déjà acheté des figurines d’occasion au Japon à des prix abordables. Mais c’était des versions rééditées et populaires, donc trouvables un peu partout et en déstockage dans plusieurs magasins.

Et puis bon, la mention « chinese version » laisse perplexe. Comme si les japonais produisaient des versions spécifiques plus moches pour les chinois. Non sans déconner, même bourrés, les mecs du marketing tenteraient jamais un truc pareil. Ca n’a aucun sens. Ouvrez les yeux. Et puis, pourquoi les japonais iraient s’emmerder à faire différentes versions pour différents pays ? Aucune logique.


Au final, Aliexpress est un site à bannir. Regardez le bien et oubliez le. Ne cédez pas à la tentation d’acheter dessus, vous allez le regretter. Mais vraiment. Economisez plutôt pour vous acheter une belle figurine officielle plutôt que de la bouse à 20 euros que vous aurez même pas envie d’afficher sur vos étagères.