La pervertion des enfants a des limites.

[article initialement publié sur WordPress le 6 janvier 2014. ]

 

! Article NSFW !

Pour les gens qui débarqueraient, s’il y a bien une chose fermement condamnée à travers presque tous les pays du monde, c’est la pédopornographie.  Si la pédophilie est un crime effroyable, sa présence dans les médias reste tabou. Sauf au Japon. 

Aujourd’hui, on va être trash. Malheureusement pour vous – et pour moi, ne croyez pas que je fasse ça par pur plaisir – Internet est là pour nous montrer ce que les japonais aimeraient bien nous cacher. Aujourd’hui on va parler d’un anime et d’un genre bien particulier: le shotacon. 

Le Shotacon est la dénomination pour désigner les œuvres à caractère sexuel impliquant des petits garçons et plus généralement des jeunes adolescents. C’est la version homme du lolicon qui implique des petites filles. Autant dire que c’est le top du glauque en matière de pornographie quand on sait que la pédopornographie est interdite dans de nombreux pays, peu importe la forme. Oui, avoir des fanarts yaoi de Black Butler qui implique Ciel et Sebastien, ça peut vous mener devant un tribunal. Bref, je vais pas vous redire tout ce qu’implique la détention de ce type d’images, on va donc s’attarder sur un autre de ces animes immoraux qui mériteraient la peine de morts à ses auteurs: Natsuyasumi.

Cet anime composé de trois OAV est tout récent puisque sorti en 2013. Il fait partie de ces rares animes shotacon, celui-ci étant d’avantage exprimé sous la forme manga. Si je devais citer le plus connu, c’est évidemment ce petit coquin de Pico. Si cette atrocité à fait un nombre incroyable de victimes avant de devenir une blague récurrente sur le web, cela n’a pas empêché d’autres abrutis de continuer sur la même lancée en sortant un anime du genre tous les 3/4 ans histoire qu’on n’oublie pas que:
1- Ça existe
2- Tu vas cauchemarder toute une nuit

Natsuyasumi commence pourtant pas si mal avec la rencontre d’un jeune garçon et d’une jeune fille au bord d’une rivière.  Du moins, c’est ce que les scénaristes nous font croire jusqu’à ce que la jeune fille en question décide de révéler son véritable sexe: oui c’est un garçon! Et là, notre « héros » aura la réaction la plus crédible de tout ce hentai: il se barre en courant. Enfin, après s’être fait sucer. Oui faut pas oublier qu’on est dans un hentai. D’ailleurs, la grosse blague de l’équipe qui a traduit en anglais ces OAV (oui, il y a eu une traduction, vous avez le droit de préparer le fusil de chasse) c’est de laisser sur l’écran titre: nous demandons aux spectateurs d’accepter cette œuvre comme expression artistique. Je crois que c’est pire que tout de lâcher cette phrase car c’est considérer que la pédopornographie est une forme artistique de la représentation sexuelle dans les médias. Les associations de défense de l’enfance se régaleraient d’un tel discours.

Bref, pour la suite de notre aventure palpitante, notre héros tourmenté de s’être fait sucer par un homme se met à repenser à cette belle « inconnu ». On assiste alors à une scène de masturbation et un rêve érotique à vocation presque artistique avec un filtre de couleur rose. On sent que les mecs derrière sont des passionnés qui ne font pas les choses « juste pour le fun ». Cependant, dans ce rêve, notre « inconnu » est considérée comme une fille (c’est pas comme si, à part ce qu’il y a en dessous la ceinture, le personnage faisait pas féminin). Et nous voilà déjà à la fin du premier OAV.

Quand je vous disais qu'il y avait de la crédibilité dans ce hentai.

Quand je vous disais qu’il y avait de la crédibilité dans ce hentai.

Le second OAV commence par un joli recyclage du rêve érotique qui fait gagner 2min à la prod’ et permet d’installer très subtilement l’ambiance. Notre héros rouquin se réveille bien embarrassé et décide de retourner pécher. C’est sans compter notre travesti qui l’accoste en lui parlant de leur petite escapade de la veille. Et pour pas arranger les choses, il fait comprendre au rouquin qu’il a été très déçu de le voir prendre la poudre d’escampette. Ainsi, on ne sait comment, mais la reverse scène a alors lieu. C’était pas du tout prévisible. Mais le mieux est à venir quand notre travesti offre ses fesses au héros. Si c’est pas une preuve d’amour. L’OAV se termine par la proposition du trap d’aller faire leurs affaires chez lui la prochaine fois. Oui, j’allais oublier, les scènes de sexe se déroulaient jusqu’àlors à la vue de TOUS. N’importe qui se baladant tranquillement devant la rivière pouvait tomber sur ces deux-là faisant des trucs vraiment pas pour eux. Mais ce n’est qu’un détail. Surement. Le troisième OAV commence là où se terminait le second, notre héros rend visite à son copain trap. La suite n’est qu’une succession de scènes de sexe.

Natsuyasumi n’est pas pire que n’importe quel hentai outre le fait de mettre en scène des jeunes enfants ayant des relations consenties. C’est en fait ce qui rend l’anime malsain, puisqu’on se demande comment l’éducation du travesti s’est faite, notamment parce qu’il se fait passer pour une jeune fille. L’anime aurait pu amener une explication du pourquoi du comment, mais rien. Le malheur du hentai et de la pornographie en général tient souvent de ce paradoxe. On montre des choses immorales et malsaines, mais on en tire aucune conclusion, on y apporte rien d’autres. En fait, la seule chose qui est amenée c’est la normalité de la relation alors que non ce n’est pas normal de voir deux gamins faire ce genre de choses. La précocité n’explique en rien ce comportement, pas même qu’à la base le héros se fait entrainer dans l’histoire sans rien demander. On peut quand même se poser des questions sur le relatif impact de cette œuvre, comme Boku no Pico. Le fait qu’il n’y ai pas d’humour pour contrebalancer le glauque tend à normaliser ce type de relations. Une chose est sûre, ça existe et c’est moche.