Japan Expo : Bilan de l’édition 2016

Japan Expo : Bilan de l'édition 2016

Le weekend du 7 au 10 Juillet se tenait l’édition annuelle de Japan Expo, rendez-vous pour les otakus en mal de japoniaiseries. Je me rapelle encore de l’émerveillement de ma première Japan Expo en 2010. C’était fou, blindé de monde et de goodies en tout genre que je me suis empressée d’acheter comme une demeurée. Les années ont passées où j’ai continué d’arpenter les allées en profitant de l’occasion pour rencontrer d’autres passionnés. 

Cette édition 2016 fut particulière puisque ce fut ma première comme « exposante » à un stand. Jusque là je n’avais jamais tenté l’exercice, préférant la vadrouille. Cependant après une édition 2015 assez moyenne où je percevais de plus en plus les limites de Japan Expo, je m’étais plus ou moins positionnée négativement sur la prochaine édition. Jusqu’à ce que je me réveille sur le forum de l’AEUG….

Cela faisait deux ans que j’étais membre de l’association en mode « sous-marin ». Je surveillais ce qui s’y passait en évènementiel mais ma non-proximité géographique n’aidait pas à participer activement à la quête de l’Essor de l’Univers Gundam en France. J’ai donc pris mes affaires et me suis lancée pour participer à l’édition 2016 sans connaître personne huhuhu

Japan Expo : Bilan de l'édition 2016

Goundame, késkecé ?

 

Si vous avez véçu dans une grotte ces dix dernières années, vous n’êtes sûrement pas étranger au phénomène Gundam. A l’origine une série d’animation diffusée en 1979, la saga est devenue un produit commercial aux mains de Bandai dans les années 90 et compte aujourd’hui une vingtaine de séries d’animation ainsi que d’une peuplade de produits dérivés : manga, jeux vidéo, gunpla, peluches et j’en passe ! 

En France, la majorité des gens connaissent Gundam avec la diffusion de Gundam Wing au début des années 2000 puis plus tard de Gundam Seed. Mais il faut avouer que au délà de l’argument « GROROBOTS » on peut pas dire que la saga trouve vraiment son public chez nous. Pourtant, avec tant de séries se déroulant dans des univers différents, chacun peut y trouver son bonheur. Le principal soucis pour le néophylte c’est la densité d’autant de séries et d’univers qu’on ne sait jamais par lesquels commencer. 

Ce fut donc ma mission pendant 4 jours : accueillir les gens et leur montrer kécékoi Gundam. On a d’ailleurs évité les Transformers à l’évocation des Gunpla exposés. OUF. Cependant, cet esprit de devoir présenter la saga avec tous les membres de l’association fut un pur bonheur. Ce genre de moment où te rends compte que ta passion est devenue importante et chérie par d’autres. Des étoiles dans les yeux en permanence.

Exposant, ça change quoi ?

 

A part pouvoir rentrer gratuitement (et sans queue de fou), le pass exposant n’est pas autant le rêve que certains aimeraient penser. Il faut être en permanence à surveiller le stand et faire l’accueil. Et c’est pour dire, même en étant nombreux en exposant sur le stand, il était difficile de partir faire un tour, notamment parce que celui-ci fonctionne en continu. Mais voyons les bons côtés : on évite de traîner trop souvent dans les rayons du supermarché japonais et d’y acheter moults japoniaseries. On y rencontre beaucoup de monde, parfois même des connaissances de Twitter et autre (coucou Jayzu qui est passé sur le stand sans connaître rien à Gundam!). 

Bon évidemment on évite pas les fails intergalactiques en tout genre (tu sais c’est qui cette personne ? c’est machin truc) histoire de bien te foutre la honte. Mais aussi de voir que tu rentres un peu dans un autre monde. C’est aussi ce qui fait un bien fou de voir que ta passion peut te mener à rencontrer plein de personnes. C’est pas forcément impossible en visiteur mais il faut alors squatter les lieu hyper stratégiques. Au moins là, j’étais facile à trouver. Enfin pour ceux qui n’ont pas fait les timides 😀

Japan Expo : Bilan de l'édition 2016

Conclusion 

 

J’ai donc passée une excellente édition 2016. C’est probablement ma meilleure avec celle de 2014 où j’avais même participé à une IRL d’une trentaine de personnes (dommage que le forum soit désormais morts à cause de deux débiles…). J’ai rencontré des gens formidables avec qui j’ai partagé ma passion et je suis désormais prête à poursuivre l’aventure pour les années à venir ! 

Terror In Resonance : Je ne suis pas un héros, mais un terroriste

Terror In Resonance : Je ne suis pas un héros, mais un terroriste

13 Novembre 2015. Une date qui a marqué la France dans ses entrailles, a touché l’humanité au plus profond de son être. Une date qui a rappelé que la paix n’est qu’une illusion quand certaines parties du monde ne connaissent les attentats que par habitude. Mais c’est parce que nous sommes touché que le monde semble s’arrêter. Ce fut probablement le cas, ce qui me poussa, pour ma part, à ne pas publier le lundi qui suvi. Par respect mais aussi parce que je ne me sentais plus de force à publier des japonaiseries. Même sérieuses. Oui car si le terrorisme est un combat, la pédopornographie et toute forme de pornographie malsaine se doit aussi d’être combattues. Mais ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, je me suis rappelée d’un anime qui avait fait débat à sa sortie : Terror In Resonance. Dans ce drame de 11 épisodes, réalisé par Shin’ichiro Watanabe (vous savez, monsieur Cowboy Bebop), le spectateur suit le quotidien de deux adolescents qui provoquent des attentats dans Tokyo. Oui, le parallèle est presque saisissant : à un détail près : ceux-ci ne provoquent jamais de dommages humains volontaires. Mais pourtant, le sens de leurs actions, leur méthodologie et leurs pratiques se révèlent être celles du terrorisme moderne.

L'épisode 1 commence par l'explosion d'un building à Tokyo. Flippant

L’épisode 1 commence par l’explosion d’un building à Tokyo. Flippant

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Terror In Resonance fut diffusé en entre juillet et septembre 2014. Un peu plus d’un an avant les attentats de Paris. A l’époque, ce n’était qu’un anime de plus même si son thème dérangeait et posait question. On a souvent vu dans la fiction des héros qui sauvent des villes et des mondes entiers de la destruction. Les terroristes ont toujours été les méchants dans la fiction. Mais pas dans cet anime où les héros sont ces adolescents experts dans la pose de bombes et de la communication. Terrible. Et pourtant le spectateur va s’attacher à eux et suivre leur histoire où ils vont devenir petit à petit des héros à nos yeux. 

Pourtant, le réalisme de la situation fait qu’il est difficile, après avoir vu son pays la cible d’attentats, de ne pas revenir sur cette série. Que la fiction a rejoint une réalité bien atroce et que ces situations relèvent d’un malaise. Pour ceux qui ont été meurtri par les attentats, cette série est un véritable calvaire car elle décrit une situation qui est devenue une réalité brutale : d’ailleurs, Nine, l’un des deux terroristes n’hésitent à prendre en photo sa première oeuvre, comme un trophée. 

Alors, certes, tous ceux qui ont vu l’anime vont me dire qu’il n’y a aucun rapprochement entre cet anime et la situation mondiale. Effectivement, mais cette putain d’insouciance où l’on en parlait sans arrière-pensée, sans se dire que de tels mots, de tels actes pouvaient être abominables dans la réalité semble désormais révolu. Et oui, on ne regarde plus la fiction comme avant, et il a fallu pour ça une centaine de morts et autant de blessés. 

Les réseaux sociaux, ici YouTube, au centre de la communication des attentats dans l'anime

Les réseaux sociaux, ici YouTube, au centre de la communication des attentats dans l’anime

Birden.

 

Quand j’ai vu Terror In Resonance pour la première fois, je l’ai considéré comme un chef d’oeuvre pour les barrières qu’il se permettait de franchir. Mais un an après, l’anime fait terriblement mal à voir. Quand le terrorisme n’était qu’un objet de fiction, lointain de nous, il ne représentait qu’un sujet de plus. Mais aujourd’hui, il est difficile de ne pas se sentir concerner, de se maudire d’avoir éprouver de la compassion pour deux personnages qui ne sont rien de plus que des terroristes qui ont égoistement mis en jeu la vie des uns et des autres, utilisé des armes de destruction massive et profité des réseaux sociaux pour revendiquer leurs attaques. 

Loin de la fiction, loin de quelque chose de beaucoup plus grave. Mais c’est en cela que la fiction existe. Mais quand celle-ci se confronte à la réalité, on ne peut que être dévasté et ne plus rien comprendre. D’ailleurs cet article n’a pas vraiment de sens, ni même de message à faire passer. J’avais juste besoin d’utiliser un objet annexe pour parler, et aussi de mettre en mots quelque chose qu’on a trop fait passer comme quelque chose qui nous concernait pas. C’est un peu grave de s’en rendre compte que maintenant. 

Certains ont eu le besoin de prendre le sujet à la légère comme Elekami sur cet article. Moi, j’avais juste besoin de revenir sur un fait tellement malsain aujourd’hui : mon anime préféré de l’année 2014 ne montrait pas des héros, mais des terroristes. Et se prendre en pleine figure le drame de ce qu’ils ont fait, même dans un monde virtuel, alors que notre monde s’en va en guerre, c’est totalement paradoxal. Mais c’est ainsi qu’on s’est éveillé. Alors, ne cessons jamais d’utiliser les mots pour interroger, rire, pleurer, dénoncer. 

Terror In Resonance : Je ne suis pas un héros, mais un terroriste

Doit-on tout censurer ?

Tokyo Ghoul, anime raté de l'année.

Tokyo Ghoul, anime raté de l’année.

Le sujet de la censure dans les animés japonais revient souvent sur la table quand on évoque la période 80-90 où les chaînes françaises charcutaient les programmes pour qu’ils rentrent dans le cadre des émissions jeunesses. Cependant, la censure n’est pas le fait d’un pays ou d’une culture, on se rattache très (trop?) souvent à notre encrage judéo-chrétien pour expliquer nos actes, mais loin de nous blâmer, les contrées asiatiques n’ont pas tant à nous contrarier puisqu’elles aussi censurent leurs séries.

En effet, croire que le Japon est le pays de la liberté d’expression et de conscience par ses œuvres de grande violence, c’est oublier que cette culture se bat contre la stigmatisation constante qu’elle subit de la part de ses voisins occidentaux. Oui, le Japon censure ses œuvres, notamment les animés lors de leur passage à la télévision. Le cas « Terra Formars » n’est pas unique ; la censure dont est victime l’anime révèle surtout qu’on ne peut clairement pas tout montrer à la télévision.

La censure des animés a toujours existé, contrairement à ce que certains aimeraient bien penser : ce n’est pas le fruit d’une occidentalisation de la pensée japonaise en matière de violence : n’oublions pas que les animés sont fabriqués pour le public japonais. Alors certes, tous les animes ne subissent pas une censure aussi violente que celle de « Terra Formars », mais l’ultra-violence, le gore et le sexe sont autant de raisons à épargner à nos têtes blondes. Et pour les plus hargneux qui pointent les différences de traitements entre certaines séries, il ne faut pas oublier l’ambiance de la série qui détermine le plus souvent la violence même du programme. Prenons « Terra Formars » (encore une fois!) et « Cross Ange », deux séries diffusées en même temps. La première par son ton réaliste et glauque ne laissant aucune place à l’humour et l’espoir a subit une censure en conséquence. La seconde par son fanservice graveleux, son univers beaucoup moins atroce et ses personnages peu réalistes s’est vu peu atteinte par la censure. On parle quand même d’une série où l’héroïne est agressée sexuellement mais le propos est tellement éloigné du sens du réalisme qu’on ne vient pas à se plaindre de ses mauvais traitements.

Ce qui transparait vraiment au final c’est véritablement l’ambiance qui va déposer, à son insu, les clés d’une censure plus étroite ou plus laxiste. Rassurons-nous, l’ultra-violence est rarement laissée comme telle : sang fluo, couleurs inversées ou écrans noirs viennent rappeler qu’on est dans des séries où les cadavres s’empilent. L’érotisme lui est peut-être moins controversé du fait que les filles sont souvent montrées dénudées MAIS le fanservice graveleux flirtant avec le hentai est souvent censuré. Autant dire que le mélange gore + sexe est un appât particulièrement gros auprès du public qui va s’empresser d’acheter les DVD/BR de la série. En effet, la censure effective à la télévision disparaît lors de la mise en vente de la série. Rien de plus normal, puisque payer pour une série censurée, c’est un peu se foutre du monde et c’est aussi pourquoi les occidentaux râlent à l’heure actuelle : les simulcasts fonctionnant par abonnement et achats, autant dire qu’on fait la moue quand on découvre que les épisodes achetés ou l’abonnement choisi nous amènent à visionner du contenu censuré. Les japonais ne subissent pas cela vu que les séries sont diffusées sur des chaînes publiques, accessibles à tous.

Le fait de vouloir maudire le Japon pour sa censure excessive pose un certain nombre de problèmes du fait que ces mesures ne sont là que pour garantir les lois internationales en matière de protection de l’enfance. De là à dire que le gouvernement japonais est devenu plus strict, il est pourtant logique d’imaginer que certaines séries comme « Berserk » furent censurées lors de leur passage à la télévision japonaise. Si on n’a aucune preuve pour étayer cette hypothèse, un grand nombre de séries ont pourtant été charcutées : « Gantz », « Elfen Lied », « Highschool of the dead », « Seikon no Swaser », « Queen’s Blade » et tant d’autres. On peut remarquer sur les séries précitées, celles-ci contiennent des scènes érotiques plutôt crues pas réellement destinées à tout le monde.

Au final, ce qui marque profondément la censure au Japon c’est la considération des animes comme objets publicitaires. A quelques rares exceptions près, les animes ne sont que des supports de communication destinés à faire vendre ; c’est en cela que les adaptations existent, elles ne sont là que pour gonfler les ventes du support original. Et la censure dans tout cela ? Un frein devenu un réel enjeu marketing pour faire vendre les DVD/BR. Parce que oui, les japonais sont suffisamment embringués dans cette censure maladive pour continuer à la faire vivre sur leurs écrans. Et si paradoxalement on peut comprendre, voire admettre, l’existence de cette censure pour protéger, on ne peut que lui soutirer un certain nombre de défauts : d’une part, elle compromet, du moins en occident, l’intérêt d’un anime, puisque les occidentaux ne sont clairement pas réceptifs à cette censure. D’autre part, elle amène une sorte de justification du mal causé par ces séries : la stigmatisation des manga comme oeuvres de grande violence et pornographiques trouve là une sorte de retrait progressif du Japon qui ne veut plus être considéré sous cet angle-là.

Alors bon, doit-on tout censurer ? Oui et non. Autant je conçois que des scènes peuvent potentiellement choqué des spectateurs, autant la censure sauvage sur certaines séries par leurs thèmes trop proches de l’expression humaine (le cannibalisme de Tokyo Ghoul par exemple) conduit à une dépréciation des oeuvres. Mais comme toujours, le marché de l’animation étant destiné aux japonais, il ne faut pas s’attendre à des changements profonds envers notre culture.

Le fansub : quand le fan croit soutenir l’animation japonaise

Le fansub : quand le fan croit soutenir l’animation japonaise

Cela fait un moment que je me tâtais à écrire sur le sujet ; après avoir écumé moult blogs, forums et sites internet ayant des articles consacrés au sujet, je me lance moi aussi. Le fansub est une activité illégale qui s’est développé depuis une dizaine d’années, destiné à promouvoir l’animation japonaise en France à une époque où les offres étaient peu nombreuses. Illégal mais louable dans le sens où les éditeurs peinaient à retrouver la confiance des japonais après la fin du Club Do’ et consorts. Les fans, les vrais, s’échangeaient déjà en conventions des VHS à prix d’or pour récupérer des séries alors en pleine diffusion au Japon. Cela parait surréaliste à dire aujourd’hui mais le fansub était une activité qui se déroulait essentiellement entre passionnés dans les zones underground du web. Il fallait être un vrai fan pour aller chercher des liens dans des lieux obscurs ; aujourd’hui les teams de fansub n’hésitent pas à afficher publiquement leur activité illégale au moyen de sites web, de forums et de pages sur les réseaux sociaux. Le fansub est alors passé d’une activité illégale méconnue à une activité (toujours) illégale mais reconnue.

Le fansub c’est illégal, point. Il ne suffit plus à tergiverser sur le sujet : les éditeurs français mais aussi japonais se rendent compte des dégâts considérables de cette activité sur l’industrie de l’animation japonaise. Le gros problème c’est que les fans tentent de minimiser les conséquences de leurs actes au travers d’affirmations fausses : Si on télécharge une série non-licenciée ce n’est pas grave car ce n’est pas sorti en France. Grave Erreur. Cette légende urbaine (que j’ai cru) n’est en fait qu’une excuse pour le fansub d’exister. Je dirais même que le fansub de séries non-licenciées nuit encore plus gravement que pour les séries licenciées : à quoi bon pour l’éditeur d’aller acheter la licence d’une série qui a été largement « fansubbée » sur Internet ? De la même manière, quel est l’intérêt pour l’éditeur japonais de vendre ses licences qui sont piratés sur Internet ?

Tout le problème du fansub se trouve là : au lieu d’agir pour l’animation japonaise et sa promotion, les « fansubbers » ne font que détruire toute possibilité pour elle d’exister hors des frontières nippones. Là où le fansub se voulait comme promotion et possibilité pour les éditeurs de connaître les licences les plus intéressantes, désormais les fans râlent à chaque licence prise par un éditeur, au même titre que les teams de fansub vont jusqu’à mener une vendetta contre les éditeurs car ils ne leur laissent plus de séries intéressantes à traduire. Un comble.

Alors, je sais que vous allez me dire : le fansub c’est parce que ces séries ne sortiront jamais en France. Ne jamais dire jamais, toute série animée a la possibilité de sortir en France, même les plus nichés. Je me rappelle il y a quelques années que personne ne pariait sur la licence d’Angel Beats. La série est bien arrivée par chez nous. La seule vraie alternative du fansub se trouve dans les séries trop longues, trop vieilles ou trop ésotériques pour le public lambda. Je pense à des séries comme Ginga Eiyu Densetsu ou Gintama qui ont, effectivement, une chance proche du néant de sortir en France, encore moins aux USA. Oui car les fans français oublient aussi le marché américain, bien plus fourni que le notre et avec des prix compétitifs.

En réalité, l’importance du fansub est malheureusement née au travers des habitudes de consommation d’aujourd’hui : le tout gratuit, instantanément. Comment ne pas être séduit par la possibilité de tout voir sans débourser un seul centime ? Voilà la triste réalité de notre monde ; je ne blâme pas les gens qui le font car après tout je l’ai fais aussi mais c’est d’avantage l’altitude de « fan d’animation japonaise » qui me chiffonne aujourd’hui. Comment peut-on être fan de quelque chose dans lequel on a jamais investi un seul euro ?

Je suis bien consciente qu’on ne peut pas acheter toutes les séries au monde – c’est même assez stupide d’aller acheter des DVD full Jap – mais quand on aime une série, un artiste, une saga, je pense qu’il est possible de faire un effort pour soutenir sa passion. Si chaque fan prenait l’initiative de soutenir, ne serais-ce qu’une série, peut-être que l’animation japonaise irait beaucoup mieux. Évidement, ce n’est qu’une utopie mais d’avantage que diaboliser le phénomène, il est désormais important de responsabiliser les passionnés, de leur faire comprendre le mal qu’ils font à leurs séries préférées. Si nous sommes capable au moins de provoquer un électrochoc dans une communauté qui n’a d’otaku que le simple nom, alors l’animation verra de jours meilleurs.