La mauvaise idée d’acheter sur Aliexpress

Ces derniers temps, sur Youtube, je suis tombée sur des vidéos intrigantes de personnes clamant haut et fort leurs achats sur Aliexpress. Voir même, conseiller le site pour acheter des goodies ! Autant vous dire que j’étais circonspecte face à ces réactions. Ainsi donc, je vais vous dire aujourd’hui pourquoi c’est mal d’acheter sur Aliexpress.

Aliexpress, késako ?

Difficile de passer à côté de ce nom. Vous l’avez sûrement entendu au moins une fois parce que même en dehors de la japanime, le site fait parler de lui. Aliexpress est en fait un site de vente en ligne de type marketplace. En gros, le site ne vend pas lui-même des objets mais sert d’intermédiaire de vente entre l’acheteur et les vendeurs. En effet, le site permet à des vendeurs de se créer une boutique en ligne facile et intuitive. Et pour l’acheteur, ce principe lui permet d’avoir le choix entre différents vendeurs pour l’achat d’un objet et de choisir celui qui lui convient. Ebay, PriceMinister, Amazon (en partie puisque le site fait aussi de la vente directe), Rakuten sont des sites de type marketplace.

Aliexpress est d’ailleurs considéré comme le « Amazon chinois », ce qui veut tout dire. C’est devenu, en quelques années, l’un des plus gros sites de commerce en ligne, peut-être devant Amazon qui sait. Et surtout, le site se targue de posséder des interfaces en plusieurs langues, dont le français. De quoi mettre en confiance les acheteurs, là où l’interface de Rakuten pourra faire peur car entièrement en anglaise (et basculant parfois en japonais, bonjour l’angoisse.). Aliexpress soigne son apparence et il n’est pas étonnant que de nombreuses personnes achètent dessus. Mais pas que pour ça.

Au lieu des 99euros actuellement sur la boutique Square-Enix

Des prix défiants toute concurrence

La raison principale pour laquelle les gens achètent sur Aliexpress est sa politique commerciale complètement hallucinante. Les prix pratiqués sur le site sont aberrants puisqu’ils cassent complètement le marché. Enfin, vous vous demandez, mais comment font-ils ? Eh bien, venons-en aux faits. Les vendeurs d’Aliexpress sont presque tous chinois…et vendent essentiellement de la contrefaçon.

Et soyons honnête, se procurer un sac d’une grande marque de luxe n’est pas donné à tout le monde. Alors, le payer 10 fois moins cher que sa valeur originale, c’est forcément pas mal ! Sauf que voilà, c’est de la contrefaçon. Et le pire dans l’histoire est que si les douanes tombent sur votre colis et l’ouvrent, vous encourrez des peines d’amendes très salées…

D’ailleurs, le site est par ailleurs dans le collimateur des douanes internationales mais s’en sort toujours bien (pour l’instant) du fait que le site dissimule très bien ses articles contrefaits. Sauf pour la Japanime. Parce que bon, là dessus, les douaniers n’y connaissent pas grand chose. Même si les vendeurs sont suffisamment subtils pour cacher leurs contrefaçons. Comme par exemple, indiquer que telle figurine est une « version chinoise » crée pour leur marché. Et évidemment pleins de gens tombent dans le panneau.

Pourquoi s’embêter à aller sur la boutique officielle…

Des goodies comme s’ils en pleuvaient

Niveau goodies, Aliexpress est clairement le meilleur site au monde pour acheter à bas prix. Des Nendo à 10 euros, des figurines PVC-scale pour moins de 50 euros (alors que leur vraie valeur peut aller jusqu’à une petite centaine d’euros), bref tout est bon pour acheter à pas cher ! Les figurines POP de One Piece sont particulièrement touchées vu que très prisées par les fans. Et franchement, ça change pas grand chose de payer 25 euros au lieu de 80 ? Après tout, c’est juste du plastique…

Sauf que voilà, les contrefaçons de figurines, c’est souvent moches. Et si parfois ça ressemble pas trop mal quand même, on y trouve un certain nombre de problèmes notoires : obsolescence de la qualité, plastique qui se déforme au contact de la chaleur, tout ou partie d’une figurine qui se cassent souvent à cause de malfaçon, socle qui ne tient pas (un grand classique !), couleurs baveuses etc.

Mais je dois vous avouez, j’ai parfois grave envie de moi aussi commander sur Aliexpress quand je vois le prix indécent de certaines figurines. Et me dire que payer 60 euros plutôt que 200 euros, ça me parait pas une mauvaise idée en soit. Je gagne de l’argent et puis, sur les images, c’est pas si nul que ça…

Vous m’excusez, je vais chercher un seau…

La lourde impression d’avoir acheter de la bouse

Si on a de la chance d’avoir des contrefaçons de bonnes factures, vous vous mordrez vite les doigts, soit à cause des soucis que vos figurines rencontreront un moment donné, soit parce que vous allez vous rendre compte que les versions officielles sont 1000 fois plus belles. Si, si je vous assure ! Peut-être vous vous dites que c’est moi-même qui me fait arnaquer à acheter à des japonais véreux alors que je pourrais gagner énormément d’argent à prendre de la contrefaçon, mais c’est un fait : vous aurez de plus en plus de mal à assumer ces achats.

Déjà parce que des figurines, c’est fait pour s’afficher, pas pour rester dans des cartons. Et que comme tout bon fan, vous irez forcément faire votre kéké sur My Figure Collection et de découvrir que vos figurines sont de vraies bousasses infâmes. Ca fait mal.

Mais surtout, en achetant de la contrefaçon, vous ne faites que donner votre argent à des malfaiteurs. SISI. La contrefaçon, c’est un commerce tenu par des mafieux qui se font de l’argent facile en contrefaçonnant tout et n’importe quoi, du moment que ça rapporte de l’argent. Donc, au lieu de rétribuer vos artistes préférés, vous ne faites que participer à la contrebande internationale. Dit comme ça, ça fait peur. Mais c’est la vérité.

Sur d’autres licences, c’est pas vraiment mieux…

Aliexpress vend-t-il que de la contrefaçon ?

Question qui revient régulièrement, mais le site chercherait, parait-il, à réduire son nombre de contrefaçons en ligne. TIENT DONC. D’après le dirigeant bien entendu. Concernant les goodies, j’ai de gros doutes à l’heure actuelle. J’en ai vu à des prix normaux, ce qui laisse croire que c’est possiblement du vrai parmi la montagne de ramasse-poussières contrefaites. Mais le reste…MOUAIS. Disons que ça me parait dingue de trouver des figurines, parfois difficiles à trouver, à des prix aussi bas, avec autant de choix sur le site. Surtout quand partout ailleurs, on se tape un « stock indisponible ».

Parce que, dites-vous que si une figurine que vous avez du mal à trouver sur des sites de renom se trouve en nombre sur Aliexpress, y’a de gros risques que ces versions soient des contrefaçons. D’autant plus que selon les modèles, les prix tendent vers le haut plutôt que le bas. Après je ne dis pas que c’est impossible. J’ai déjà acheté des figurines d’occasion au Japon à des prix abordables. Mais c’était des versions rééditées et populaires, donc trouvables un peu partout et en déstockage dans plusieurs magasins.

Et puis bon, la mention « chinese version » laisse perplexe. Comme si les japonais produisaient des versions spécifiques plus moches pour les chinois. Non sans déconner, même bourrés, les mecs du marketing tenteraient jamais un truc pareil. Ca n’a aucun sens. Ouvrez les yeux. Et puis, pourquoi les japonais iraient s’emmerder à faire différentes versions pour différents pays ? Aucune logique.


Au final, Aliexpress est un site à bannir. Regardez le bien et oubliez le. Ne cédez pas à la tentation d’acheter dessus, vous allez le regretter. Mais vraiment. Economisez plutôt pour vous acheter une belle figurine officielle plutôt que de la bouse à 20 euros que vous aurez même pas envie d’afficher sur vos étagères.

Le fléau de la contrefaçon des goodies

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Meliodas et Elisabeth vous invite à la soirée spéciale contrefaçon au Boar Hat !

Bon certes, je suis loin d’être la toute première à parler de contrefaçons. De nombreuses personnes tentent, à leur façon, d’alerter les consommateurs sur ce fléau. Mais malheureusement, face à l’énorme rouleau compresseur qu’est la Chine, il est difficile de passer à côté. Alors, si vous n’avez toujours pas conscience du phénomène, cet article est fait pour vous !

La contrefaçon, c’est quoi ?

Il existe deux formes de contrefaçon :

  1. La reproduction et imitation de produits officiels en les faisant passer pour ou non.
  2. L’utilisation de licences/marques sans autorisation des ayants-droits.

Dans le premier cas, l’objectif est de truander l’acheteur en lui faisant croire qu’il fait une super bonne affaire. Et pour cela, c’est très simple, le prix indiqué sera très alléchant. Et autant pour les produits de luxe, il est très facile de reconnaître une contrefaçon, autant pour la japanim…

Dans le second cas, c’est tout simplement la production de produits non-officiels utilisant des licences très connues. C’est par exemple des sacs, porte-clés, porte-monnaies, posters etc vendus à prix bas. En convention, un peu près 80% des stands de fanzines et commerciaux vendent ce type de contrefaçon. Abawi, les stands créateurs ne demandent sûrement pas d’autorisations aux ayants-droits pour vendre des porte-clés One Piece.

Pourquoi la contrefaçon c’est mal

En achetant des produits contrefaits, l’argent que vous donnez n’est pas reversée aux éditeurs, producteurs, créateurs d’une licence/marque mais aux faussaires. En croyant soutenir une industrie, vous ne faites qu’alimenter un réseau de crime organisé. Dit comme ça, cela fait très peur mais c’est la réalité.

La japanimation a toujours été une industrie culturelle de luxe. Les faussaires ont très vite saisi l’importance d’une telle industrie sur des marchés sensibles à la culture japonaise, comme la France. En vendant des imitations de CD d’OST, de figurines, peluches et autres japoniaiseries, ils ont assez vite envahi les magasins spécialisés en japanimation, les conventions et aussi internet.

Il faut donc être conscient que peu importe les raisons – souvent financières – il n’y aucune raison pour acheter de la contrefaçon. Economisez plutôt votre argent pour vous offrir la figurine de votre personnage préféré plutôt que de mettre 20 balles dans une mocheté cosmique que vous rangerez vite dans un placard pour l’oublier.

Les produits touchés par la contrefaçon

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Cette peluche Mog est une officielle vendue sur le stand Square-Enix à Japan Expo. Pour 45euros.

Quasiment tous les types de goodies sont touchés par la contrefaçon, certains plus que d’autres. En premier lieu, ce sont les figurines. Ces pièces de collection destinées aux adultes sont vendus à des prix parfois très élevés (plusieurs centaines d’euros). Alors, évidemment, on se dit qu’une contrefaçon c’est finalement pas plus mal. Vous allez le regretter.

Parmi les autres victimes, on y trouve les disques d’OST d’animés et plus généralement de musique japonaise. Graver un CD ne coûte pratiquement rien et on sait bien que personne ne s’intéresse aux logos présents sur la jaquette. Après tout, dans le cas comme de l’autre, ça reste juste un disque de musique…

Concernant les peluches, les artbooks et le reste des goodies sujets à la contrefaçon, on y retrouve les mêmes tares : un prix bas, une qualité moindre. Mais là aussi, quand on voit que le prix parfois très élevé de certains produits, on se dit que ce n’est pas si grave d’acheter la même peluche à 20 euros contre 45 euros sur un stand/site officiel.

Reconnaître la contrefaçon

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Horreur trouvée sur Aliexpress. Il n’y a pas de mots pour décrire ce massacre.

En premier lieu, comme vous pouvez le constater juste au dessus de vous, il est assez simple de reconnaître une contrefaçon de figurines. Des visages moches, une peinture qui bave et l’impression d’avoir affaire à des affreux qui ne sont pas les personnages de la série qu’on affectionne. Et tout ça parce que vous avez préféré acheter moins cher votre figurine plutôt que d’y mettre le prix. Mais rassurez-vous, on apprend très vite de ses erreurs.

En premier lieu, ce qui doit vous alerter d’office, c’est le prix. Une figurine que vous trouvez pas à moins de 80euros sur tous les sites qui est – incroyable ! – à seulement 30 euros sur un site/stand/magasin.

Même en admettant que le-dit produit bénéfice d’une promo miraculeuse, il reste quand même le doute que le vendeur essaie de vous refourguer une contrefaçon. Il sait que les goodies, c’est cher. Et il sait aussi que vous, pauvre petit otaku, vous êtes pauvre. A partir de là vous pouvez vous dire que si une figurine est vendue à un prix très bas par rapport à son prix original, il y a forcément un petit problème.

Pour les OST, le problème est plus complexe. D’un côté, certaines éditions d’OST peuvent valoir jusqu’à une 50aine d’euros. Les prix ont cependant bien baissé grâce à l’édition européenne qui s’est démocratisée. Mais pas seulement. L’absence de logo de l’éditeur original et d’un remplacement sauvage par Miya Records, K-OCD, EverAnime ou autre noms étranges doivent tout de suite vous alerter.

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Bandai et Sunrise doivent être fiers de cette OST de Gundam Seed sans leurs logos.

Des problèmes de qualité

Si vous n’êtes toujours pas décidé à sacrifier un bras et une jambe pour l’achat de votre figurine, il est temps d’en venir aux vraies problèmes de l’achat d’une contrefaçon : sa qualité. Alors, avec le temps, les faussaires sont devenus de plus en plus expérimentés dans la fabrication de figurines. Le musée des horreurs est donc moins truffés d’abominations qu’auparavant. Ce sont plutôt des détails de fabrication qui vont vous alerter sur l’état réel de votre figurine.

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Allez, prenons donc la chibi Meliodas éditée par Banpresto. Première chose qui frappe l’oeil :

  1. la couleur du fourreau de son épée : verte pomme sur l’officielle, un marron jus de pruneau sur la version contrefaite.
  2. La veste/cardigan du héros est baveuse au niveau de la peinture, comme si elle était salie. Sur la version officielle, aucune trace (enfin une mini trace sur la mienne car Meliodas a fait un plongeon de 1m par la faute de ma mère xD).

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Pour la chibi Elisabeth de Banpresto, on y trouve moins à redire à part les peintures bien baveuses sur certains détails. Notamment la ceinture de sa jupe, complètement écrasée et avec des traces de noir sur la version contrefaite. On y trouve aussi des couleurs très ternes par rapport au noir de noir sur la version officielle.

Eviter les contrefaçons au quotidien

Si je vous ai montré des contrefaçons de la licence Seven Deadly Sins – Nanatsu no Taizai c’est parce que celle-ci est récente avec peu de goodies sortis. A l’inverse des P.O.P One Piece ou des figurines de Good Smile Compagny qui sont régulièrement contrefaites, on tient ici des produits encore peu touchés. Enfin, vu ce que je vous ai montré, on en trouve facilement. Sur Ebay mais surtout Aliexpress, le Amazon Chinois.

Retenez bien ce nom, car tout ce qui vendu en goodies sur ce site provient exclusivement de Chine. Rien que ça, vous devez fuir. Même si les prix sont incroyablement bas, c’est parce que ce n’est pas de l’officiel. Achetez uniquement à des japonais. Si vous voyez que le vendeur est domicilié en Chine, à Hong Kong, Taiwen ou n’importe quel pays d’Asie.

Ensuite, évitez d’acheter en conventions sur des stands de crapules. Privilégiez les stands éditeurs officiels. Faites attention aux revendeurs de goodies dans les magasins spécialisés en japanim. Certains vendent de la contrefaçon à leur insu (ou pas, c’est à vous de juger !). Il est donc préférable de passer par l’import japonais directement.

Il existe désormais des sites commerciaux japonais qui vendent à l’étranger. AmiAmi, CDJapan, HLJ, Rakuten, Nippon Yassan, Play-Asia mais aussi Amazon où de nombreux vendeurs japonais sont présents sur le Marketplace.

Un marché qui perdure et des solutions

Pour mieux vous guider dans l’achat de goodies, quelques liens utiles :

http://myfigurecollection.net

La cité des Nuages et son dossier sur la contrefaçon

Good Smile Compagny qui fait la même chose

Il ne me reste qu’une seule chose à vous dire : acheter bien ! Et n’hésitez pas à commenter l’article en parlant de vos erreurs de jeunesse, des trucs moisis que vous avez acheté à toutàdixballes.com ou en convention.

Japan Expo : bienvenue au supermarché des contrefaçons

Japan Expo, c’est dans 2 semaines, l’occasion de revenir sur la plus grande convention d’Europe mais aussi d’alerter les nouveaux venus – même habitués tant qu’on y est – sur la réalité de ce supermarché de l’otaku.

Japan Expo : bienvenue au supermarché des contrefaçons

Pourquoi aller se foutre dans cette galère 

 

Japan Expo est souvent l’occasion d’y rencontrer du monde puisque c’est le lieu où convergent tous les otakus dans leur grande sortie annuelle (et grande sortie tout court, bon j’arrête d’être méchante). C’est surtout l’occasion de pouvoir déposer un prêt bancaire pour pouvoir y acheter des tas de choses inutiles qui font notre bonheur malheur. En effet, le salon, d’abord culturel, est considéré depuis un bon nombre d’années comme un supermarché où l’essentiel de l’activité est concentrée sur les stands commerciaux. Rassurez-vous, on peut cependant repartir avec beaucoup de choses sans dépenser un rond ou presque. La magie du merchandising. 

Croyez-moi, lors de votre première visite, vous risquez bien de céder à l’appel de l’achat compulsif en voyant tous ces stands magnifiques bourrés de contrefaçons où votre porte-monnaie criera au désespoir. Oui, on a tous profondément merdé durant notre première Japex. Parce que on perd rapidement la tête dans ce dédale de magasins et de goodies tous plus géniaux les uns que les autres. Mais rassurez-vous, vu qu’on est tous passé par ces conneries, c’est justement parce qu’on y prend beaucoup de recul au fil des années. 

En réalité, Japan Expo vaut surtout le coup d’y aller, au moins une fois. Vous n’êtes pas obligé de détruire votre porte-monnaie puisque dans cette foire otaku, il y a nombre de dangers. Non je parle pas des IRL où on apprend la jeune fille avec qui on discute depuis six mois est au final un jeune homme. Non, ce genre de dangers sera l’objet d’un prochain article ! Pour l’instant, concentrons-nous sur l’essence même de Japan Expo : l’achat de japoniaisesconneries.

Campagne contre la vente et l'achat de contrefaçon par les douanes françaises.

Campagne contre la vente et l’achat de contrefaçon par les douanes françaises.

Le fleau de la contrefaçon 

 

Constant souvent alarmant lorsque on parle de goodies japonaises, c’est l’essor des articles contrefaits. Mais si, vous savez, ces casquettes et lunettes de « marque » que vous vendent quelques vendeurs sur les marchés l’été pour vous donner l’air cool mais qui en fait sont des produits illégaux. Bah c’est la même dès qu’on parle des goodies du Japon. En grande partie parce que c’est aussi cher que les trucs de marques et pas vraiment accessible à l’adolescent fan de culture japonaise. Du coup, comme on sait que les japoniaiseries ça touche surtout les jeunes, c’est quand même bête de ne pas leur donner l’occasion de pouvoir aussi se pourvoir en objets otakus. Et c’est ainsi que pour contourner les prix complètement aberrants du marché japonais, les produits contrefaits se sont faits une place de choix. Un peu partout. 

Raton a déjà fait un article complet sur le sujet mais il n’est pas inutile de faire un gros rappel de temps en temps. Surtout que ce genre de stands continuent de polluer les salons japoniais. Même Epitanime cette année y a eu droit et l’équipe organisatrice s’est sentie obligée de se justifier sur Twitter. Quand on vous disait que c’est un fléau…qui atteint même vos propres boutiques « mangas » proches de chez vous. Comme quoi, difficile de ne pas se faire avoir. Même moi j’y ai eu droit. En effet, quand j’étais jeune sans tunes mais surtout très naïve conne plutôt je croyais en la fiabilité de mon magasin. C’était quand même plus pratique de se fournir directement dans une boutique que de devoir prier que la Poste ne perde pas les colis super chers rares.

Comme quoi, éviter les articles contrefaits ce n’est pas une mince affaire. Dans mon cas, ça s’est limité à quelques CD d’OST de séries et de jeux vidéo à des prix honteusement peu élevés. Mais bon voilà hein ! Quand vous allez dans un magasin de fringues, vous vous mettez pas à douter que le-dit t-shirt est une contrefaçon hein ? Eh ben pareil pour les articles japoniais : vous comptez trop sur la bonne foi des vendeurs, même quand ceux-ci ne sont pas réellement au courant (en fait si). 

Reconnaître des produits contrefaits

 

Alors là je dois vous avouer que l’on arrive en terrain miné dans la mesure où reconnaître du HK n’est pas une mince affaire. Déjà parce que les produits sont souvent plastifiés pour protéger vous arnaquer et que la reconnaissance des caractéristiques de la contrefaçon ne sont pas toujours clairs. D’autant plus que d’années en années, les produits contrefaits deviennent de plus en plus difficiles à être identifier grâce à la fourberie des fabriquants de ces merdes. Pour autant, il y a des signes qui ne trompent pas comme le prix par exemple. 

Si vous avez l’habitude d’acheter des japoniaiseconneries, vous savez à quel point c’est cher et que votre banquier vous appelle aussitôt pour vous demander c’est quoi ces honteuses sommes débitées de votre compte courant. Le pire étant pour les éditions DVD/BR des animés où les prix sont complètement hallucinants. Mais bon, ça encore, on s’en fout vu que le marché de l’animation japonaise est plutôt bien servi en France grâce aux éditeurs locaux. Une chance jusqu’au jour où les japonais voudront eux-même gérer l’édition…ce qu’ils font déjà (coucou Bandai). BREF, dites vous que de base, c’est cher. 

L’un des produits les plus contrefaits est le CD audio. Les OST de séries et de jeux vidéo se vendent comme des petits pains car les fans aiment pouvoir écouter les morceaux emblématiques dans leur station radio. Comme il est très simple de réaliser des copies audio, les OST contrefaites polluent absolument partout. Et si il fut un temps où c’était très simple de reconnaître la copie, autant aujourd’hui c’est plus compliqué. Reste la présence ou non du logo de l’éditeur. Si vous êtes fan, vous connaissez généralement les producteurs et éditeurs de vos séries/jeux préférés. En cas d’absence de logo, alors c’est de la contrefaçon ! 

Allez, jouons un peu : laquelle est la version originale ?

Allez, jouons un peu : laquelle est la version originale ?

De l’art de savoir ou non de déceler les contrefaçons

 

Si pour les disques c’est assez fastoche, ça l’est beaucoup moins pour les autres produits, artbook notamment. Souvent entièrement plastifiés pour éviter que des abrutis viennent salir les pages, les vendeurs se permettent donc de vendre ce qu’ils veulent en matière de déchets papiers sans que ça vous fasse « tilt » dans votre tête. Les figurines sont aussi touchées par ce fléau et quand on connait leur prix réel, autant vous dire que ça peut très vite devenir honteusement dégueulasse de savoir qu’on vous a vendu une cochonnerie à la place de votre waifu. Ce dossier de La Cité des Nuages résume bien comment déceler les erreurs de fabrication sur les moules de figurines. 

Le problème de déceler la contrefaçon c’est qu’en convention on a rarement le temps de le faire. Happer dans l’otakusphère avec tous ces stands pleins à craquer d’objets et sous l’oeil bienveillant des vendeurs on ne fait que acheter sans se soucier de savoir si on vous a vraiment vendu un produit du Japon ou une merde de Chine/Hong Kong/Taiwan. Ne vous en voulez pas, ce n’est pas vous qui devez culpabiliser mais bien ces vendeurs qui n’hésitent pas à vous vendre ces produits sous couvert d’avoir de gros soucis avec les douanes françaises. 

Reste que la meilleure manière d’éviter les contrefaçons, c’est d’éviter d’acheter à Japan Expo. Je sais c’est surement un effort incommensurable quand on est dans une foire japoniaise qui vous vend des trucs vachement cool à tous les coins des allées. Mais en plus d’être mauvais pour votre groove, c’est surtout mauvais pour votre porte-monnaie qui voit donc vos économies partir dans des conneries contrefaites plutôt que de servir la culture japonaise. 

Japan Expo : bienvenue au supermarché des contrefaçons

Conclusion 

 

Finalement, Japan Expo est un évènement unique qui permet de faire des rencontres formidables et de sentir la culture japonaise importante le temps d’une semaine. Mais soyez attentifs : ne balancez pas votre argent dans n’importe quoi ! Privilégiez les stands éditeurs officiels (oui même Square-Enix et ses produits honteusement chers) mais aussi les stands amateurs et de fans. Vous y gagnerez beaucoup plus en dialoguant avec des fans, des vrais et non pas avec des crapules vous vendant leur camelotte. 

J’en profite pour vous annoncer que je serais présente les 4 jours à Japan Expo au stand de l’AEUG. Si l’envie vous dit de venir me voir pour discuter erogeotome gamehentai ou simplement de Gundam et de comprendre comment une série pour vous rendez maboul, n’hésitez pas !